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 pretty girls make graves (sarah&manuel)

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MessageSujet: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Mer 2 Oct - 6:30






pretty girls make graves
love like war


Une toute petite journée de congé le week-end comme les gens normaux pour une fois et pourtant je me lève encore tôt le matin et me retrouve à regarder sans vraiment d’intérêt la télévision allumée dans le salon, écoutant à moitié ce que le reporter raconte sur une éventuelle guerre et sur les mêmes nouvelles qui font le front page du journal ce matin. Je sirote mon café, jetant de temps à autres un œil à Alejandra, qui babille dans sa chaise haute, cognant sa tasse contre le plateau et faisant toutes sortes de bruits pour attirer mon attention. J’ai bien tenté de lui donner sa purée d’abricots mais son bavoir semble avoir dégusté le repas à sa place. Dans quelques heures, probablement moins, elle risque de me crier aux oreilles parce qu’elle a faim et c’est moi qui vais passer pour le père qui ne nourrit pas sa fille. Génial. La petite se met à gigoter dans tous les sens, alors je dépose ma tasse et m’approche de l’enfant pour la délivrer de son calvaire. Elle se fait alors silencieuse, jusqu’à ce que je l’entraîne dans la salle de bain pour la changer et nettoyer son visage et ses mains enduits de purée. Je soupire, un peu découragé en regardant le panier à linge sale qui se remplit à vue d’œil. Pourtant, je suis allé faire la lessive hier. L’enfant pleurniche pour descendre du comptoir près du lavabo, et je l’emmène dans le salon, la laissant se promener librement sur le plancher. Je me suis résigné à faire le ménage cette semaine, ça fait quand même du bien d’entrer et de ne pas avoir l’impression qu’une tornade est passée ici. Je retourne à mon café devenu un peu froid et j’entends les bruits de l’éléphant rose qui parle dans le salon. J’ai fini par m’y habituer avec le temps, mais au début, ses petites phrases débiles me rendaient dingue.

Je m’étire, vide le reste de ma tasse avec l’imprimé « #1 Dad » affiché à l’avant, cadeau débile donné par un ami peu de temps après que la petite ait emménagé. Il serait quand même surpris de voir à quel point j’ai fait des progrès. Il faut dire que depuis que la voisine est au courant pour son existence, je suis un peu moins inquiet aussi. Plus besoin de la cacher, comme Sarah est au courant. Et comme c’était la seule personne qui ne devait pas le savoir…Eh bien Alejandra peut être trimbalée en toute liberté. Je ne sais pas si c’est un point positif, mais au moins elle pourra rencontrer des gens et moi sortir de mon appartement et me remettre à vivre une vie relativement normale. Si on peut appeler une vie de père célibataire une vie normale. Je vais m’asseoir dans le salon, regardant la petite jouer. Elle finit par m’agripper la jambe, tentant d’y monter, et je ris un peu, puis l’attrape. Elle me regarde de ses grands yeux bleus, les cheveux en bataille, puis gigote pour descendre à nouveau sur le sol. Je soupire et le fait, puis je me dis que ce serait peut-être bien qu’elle sorte un peu et se promène ailleurs que sur le plancher que l’appartement. Je pense d’abord à aller au parc, seulement il fait froid dehors. Pour un bébé du moins. Puis je pense à la piscine. Après tout, dans les quelques trucs que la mère avait laissé pour la petite – parce que oui, en un an et demi elle n’avait amassé pratiquement rien. Il y avait au moins le petit maillot de bain et le flotteur pour le bébé. Je me penche et attrape la petite qui gémit et se demande ce qui se passe alors que je l’emmène dans la chambre pour lui faire enfiler le fameux maillot qui ne lui fera probablement plus dans même pas un mois. Je lui glisse un t-shirt par-dessus et elle pleurniche, ne comprenant toujours pas ce qui se passe. Je vais moi-même me changer dans la salle de bain. Le faire devant la petite me gêne pour une raison inconnue. Peut-être simplement le fait de me retrouver à poil devant un bébé. Bonne question.

Après avoir rempli le sac de serviettes, couvertures, couches, tasses remplies d’eau puis accessoires pour la petite et de bouteilles pour moi, je juge que peut-être j’en ai fait trop. En même temps avec elle, on n’est jamais trop prudents. En refermant le sac, je remarque la petite qui roule sur le lit. Rien de bien dangereux, juste qu’elle semble plutôt bien s’amuser comme ça. J’ai peur de sa réaction dans la piscine, même si à l’heure du bain c’est parfois difficile de la sortir de l’eau. Je soupire et pose la petite dans son siège de transport que je tiens fermement. Alejandra se met à pleurer et je la regarde, me demandant pourquoi. Et puis là, je remarque son éléphant sur le lit. Je fais demi-tour et l’attrape. Plus un son, ou plutôt plus un son humain. Je referme la porte de l’appartement et me met à descendre les deux escaliers le plus lentement possible, la petite n’aimant pas trop être trimbalée comme un sac de patates. Capricieuse en plus. On voit bien que c’est une future petite princesse. Je croise une vieille dame qui monte les marches et qui me lance un regard noir, j’hausse les épaules et continue ma descente, un peu mal à l’aise de ce qui s’est passé il y a à peine une minute, puis j’arrive finalement à la porte qui mène à la piscine. Lorsque je franchis celle-ci, je vois bien la différence de température dans la salle et en dehors et la petite aussi, puisqu’elle bâille mais ouvre ensuite grand les yeux, regardant autour d’elle.

Elle doit bien se demander ce qui se passe, j’imagine. Je cherche autour de moi un banc pour allonger une des nombreuses serviettes que j’ai emmené, puis après avoir finalement trouvé, un peu loin de la piscine à ma grande satisfaction – parce que si la petite décide de s’endormir, je n’ai pas trop envie qu’elle se fasse déranger par des enfants qui courent – je vais installer « l’équipement » que j’ai emmené dans le sac. La couverture qui sert généralement à la plage est installée sur le sol pour la petite et ses jouets, la serviette qui recouvre le matelas du banc juste à côté avec le sac et le siège. Je réalise que j’ai l’air légèrement maniaque, mais lorsque je libère l’enfant qui se promène sur la couverture, je suis tout de même rassuré de savoir que je n’ai pas fait tout ça pour rien. J’enlève mon t-shirt et le met dans le sac, puis me penche pour faire de même avec la petite qui gigote et tente de m’empêcher de lui mettre les bras dans les petits flotteurs qui m’aideront probablement à ne pas passer pour un père indigne – quoique l’étiquette est déjà collée depuis longtemps. Une fois l’épreuve réussie, je prends la petite dans mes bras et cherche la piscine pour enfants des yeux. Pas question de l’emmener dans la partie creuse, de toute façon je ne pense pas que j’aie le droit de le faire. Alors que je marche avec la petite dans les bras, celle-ci se met à bouger dans tous les sens et agiter les bras dans tous les sens en regardant sur le côté. C’est seulement en me retournant que j’aperçois Sarah, et mon cœur fait un léger bond dans ma poitrine. Je m’approche de la magnifique blonde qui est en fait ma voisine, et la petite fille la fixe en babillant. « Cette fois-ci, c’est pas ma faute. C’est elle qui voulait te voir. » Je lui souris, et me concentre sur son visage même si l’envie de regarder plus bas est franchement tentante. « Tu vas bien? Enfin, mieux que la dernière fois? » Je ne l’ai pas revue depuis le repas chez elle. Un type étant parti en vacances forcées, je n’ai pas trop eu le temps de me détendre et d’aller regarder si la charmante demoiselle était sur son balcon. J’ai plutôt passé le plus clair de mon temps à gérer les crises nocturnes de la petite qui n’ont pas encore cessé, et à essayer de dormir. L’intéressée continue d’ailleurs de bouger dans tous les sens, ne voulant certainement pas se faire oublier.



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Sarah Taylor
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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Mer 2 Oct - 7:12

La musique emplit la pièce, tout comme l’odeur âcre de la transpiration. Devant la glace, les danseuses sont placées en ligne, leur justaucorps soulignant leurs formes. Les cheveux relevés, queue de cheval ou chignons, la jupe légère, légère sur les cuisses, toutes regardent Madame le professeur qui montre les pas de l’enchainement. Les yeux rivés sur le mouvement, chacune l’analyse pour pouvoir ensuite le reproduire à la perfection. Dans la tête, les pas s’incrustent en même temps que le rythme. La musique des échauffements s’arrête et la ballerine en profite pour changer de disque, mettant à la place le premier morceau que les demoiselles présenteront au gala de fin d’année : Le lac des Cygnes. A l’école de danse, il y a plusieurs niveaux. Les 4-6 ans, les 7-8 ans, les 9-11, les ados. Viennent enfin les adultes, séparés en deux groupes, pour lesquelles il y a un cours le lundi soir et un autre le samedi. Tout est fonction de planning. Chacune a été placé dans un groupe selon ses disponibilités. A la fin de l’année il y a des répétitions générales et les groupes se mélangent, chacun avec son savoir, pour former le tableau présenté le soir du grand spectacle. C’est là que Madame Hooper peut faire les arrangements dits de dernière minute.

Le professeur frappe dans ses mains et toutes les danseuses, sauf trois, prennent place au centre de la pièce, face au miroir pour pouvoir s’auto-évaluer. Chacune essaye le mouvement présenté par l’enseignante et Sarah Taylor prend place au devant de ces filles pour réaliser son propre enchainement alors qu’elle sera l’héroïne de la pièce cette année. La première ballerine. Un rôle convoité par presque toutes les filles de l’école, tous les ans. L’australienne essaye d’oublier ce fait qui lui met une pression monstre et jette un œil au miroir pour juger ses mouvements gracieux et sûrs d’eux. Quand la belle déploie son bras, elle le déploie de tout son long. Les mouvements doivent aller au bout des choses, dans la danse.

La pause. Fatigués, les filles se précipitent au vestiaire pour boire un peu d’eau, manger un biscuit et masser leurs pieds douloureux avant de retourner dans la salle pour la seconde partie du cours avant de commencer une heure de «danse de caractère». Après ces deux heures, toutes sont épuisés mais Sarah trouve encore la force de se dépêcher. Elle enfile en toute hâte une robe aux manches longues, passe une veste sur ses épaules, range ses pointes et ses demi-pointes dans son sac puis quitte le vestiaire en souhaitant un «bon week-end à Samedi» aux jeunes femmes encore occupés à se masser les pieds. Sarah, elle, n’a pas le temps de traîner parce qu’elle a d’autres projets en tête.

S’engouffrant dans le métro, la demoiselle s’assoit dans un siège et rive ses yeux sur l’indicateur des arrêts pour être certaine de ne pas se tromper. Quelques cheveux s’échappent de son chignon pourtant laqué mais la demoiselle n’y prête aucune attention. Même si elle a prévu d’autres choses pour sa journée, elle n’a plus la force de lever les bras pour défaire sa coiffure et la refaire. Autant la laisser tel quelle, puisqu’elle aura besoin d’avoir les cheveux attachés pour la seconde activité de jour.

A son arrêt, la demoiselle descend du métro et se met à marcher en se souvenant des indications de son ordinateur ce matin, puisqu’elle n’a pas voulu prendre son téléphone avec elle. Vu que son sac était sans surveillance à la danse et qu’il va l’être encore, la demoiselle ne voulait pas prendre le risque de se le faire voler d’autant plus qu’il est flambant neuf. Ainsi parvient-elle à retomber sur sa résidence, depuis un arrêt qu’elle n’a jamais essayé.

Arrivant à la piscine de l’habitation, la jeune femme prend la direction des vestiaires et entre dans l’une des cabines, posant son sac à même le sol. Un regard à la glace, la demoiselle retire tout ses vêtements qu’elle pend avant d’ouvrir son sac pour en sortir son maillot de bain qu’elle enfile ensuite prestement. Puis elle tire son bonnet et le met en place sur sa tête, comme l’exige le règlement de la piscine. Après quoi elle quitte la cabine son sac sur l’épaule pour le ranger dans un casier mit à la disposition des habitants. Elle ferme à clés et porte cette dernière à la réception avant de retourner au vestiaire pour atteindre la douche. L’eau est bonne dessous et Sarah se prépare mentalement à affronter l’épreuve du bac d’eau glacé dans lequel les pieds trempent pour accéder à la piscine. Mais enfin, après cela, les bassins.

Les voilà qui se dessinent devant elle. Il y a du monde mais cela n’empêche pas la jeune femme de poser sa serviette dans un coin pour finalement aller à l’eau, faisant quelques longueurs de piscine avant de sortir pour atteindre les plongeoirs. De là, l’australienne s’élance dans l’eau, gracieusement, et rejoint l’autre côté de la piscine à la nage. Sortir. Sortir pour recommencer, voilà l’idée de la demoiselle. Mais un babillage sur sa droite et une silhouette surgissant devant elle l’en empêche. Son regard se pose alors sur le visage de Manuel son voisin, qui tient la petite Alejsandra entre ses bras, qui agite les bras en direction de la blonde. Et bien, le bébé est drôlement forte, pour être arrivée à reconnaître la voisine de son papa, malgré l’attirail qui équipe cette dernière.

Souriant, Sarah prend la petite dans ses bras alors qu’elle semble la réclamer et, la tenant d’une main – mais fermement contre elle pour ne pas prendre le risque qu’elle tombe – la cheffe de marque se sert de l’autre pour faire des chatouillis à la petite fille qui se met alors à rire pour le plus grand bonheur de Sarah qui adore le  son que peut provoquer cette petite chipie lorsqu’elle rit.

«- Je vais bien merci. Mais tu va me dire que, ne m’ayant vu qu’une fois, Alejandra m’a reconnue toute seule sans ton aide, malgré le bonnet ?» demande-t-elle d’un air suspicieux.


Dernière édition par Sarah Taylor le Mer 2 Oct - 10:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Mer 2 Oct - 8:36






pretty girls make graves
tongue tied

La petite fille se détache de moi pour aller dans les bras tant convoités de la voisine. C’est bien plus facile pour elle, évidemment. Les bébés, ils ont vraiment tout ce qu’ils veulent. Alors que Sarah la chatouille et la fait rire, je crois même apercevoir une grimace sur son visage, comme pour me provoquer. Je sais bien que c’est probablement dans ma tête, mais en même temps avec elle, on ne peut jamais savoir. Cette petite est trop intelligente pour son âge. Et ce n’est pas toujours très pratique, particulièrement lorsque j’ai envie de ne pas être trop embêté. Elle sait pratiquement à quel moment pleurnicher pour me déranger, le moment idéal pour dormir – celui ou je suis parfaitement éveillé. Alors la voir se presser contre la magnifique blonde en maillot de bain dont je rêve depuis des mois me fait plutôt rager. Mais bon, je ne vais quand même pas être jaloux parce que ma fille se fait dorloter non plus. Ce serait vraiment con.
Puis Sarah me pose une question. Je ris un peu, parce qu’apparemment elle est sceptique. Évidemment, qu’elle croit que c’est plutôt moi qui l’ai repérée. Ce serait beaucoup trop facile d’accuser la petite fille, comme elle ne sait pas parler et ne peut pas se défendre. Pourtant, même avec le fameux bonnet – lequel, heureusement, je n’ai pas encore à porter – Alejandra semble l’avoir reconnue sans problème. « Elle a un très bon sens de l’observation pour son âge, tu sais. Elle me reconnait même quand je mets mon équipement au travail. Et on ne peut pas voir grand-chose. » Je regarde la petite en parlant, parce qu’il est vrai que celle-ci est plutôt forte pour reconnaître les gens et les choses. Elle agite les bras, secouant en même temps les flotteurs qui sont pratiquement aussi gros que sa tête. Je souris un peu, amusé devant le portrait qui se dresse devant moi.

Je regarde Sarah, m’attardant sur ses yeux que je trouve magnifiques, puis je me passe une main dans les cheveux, cherchant quelque chose à dire. Je pourrais simplement m’enfuir avec la petite en parlant de la baignade, mais comme celle-ci semble plutôt bien s’amuser, j’aime mieux rester. Et puis je n’ai pas trop envie de laisser ma voisine toute seule, des plans pour que n’importe quel imbécile s’en approche et la drague. « Sinon, ton tapis s’en est tiré? Parce que je peux payer les dégâts, si tu veux. Ça ne me dérange pas, je comprendrais… » Je trouve ma question un peu nulle, même que je la trouve très nulle en fait. J’aurais pu trouver mieux que lui parler de son tapis, disons, mais en même temps je ne la connais pas tant que ça. Elle n’a jamais réellement voulu répondre à mes questions, même que c’est une des premières fois qu’elle me tutoie. Je pense qu’elle l’a fait sans y faire attention, sinon elle m’aurait vouvoyé. Je veux toujours persévérer, mais après la claque de la dernière fois, je pense qu’être un peu moins harcelant et un peu plus normal serait une bonne chose. Après tout, ça ne ferait que renforcer l’idée de gros con qu’elle se fait de moi. Je dis d’ailleurs merci au voisinage pour raconter mes conneries passées à la belle blonde d’à côté. C’est toujours pratique qu’elle sache toutes les bêtises que j’ai bien pu faire par le passé. Pourtant, je me suis pas mal calmé depuis quelques temps. Depuis pas mal de temps, même. Avant l’arrivée de la petite, je m’étais déjà assagi. Mais ça, évidemment que personne ne va en parler. J’ai la gorge sèche et je me racle la gorge. J’ai envie d’aller chercher ma bouteille d’eau, mais ça voudrait dire que j’abandonnerais Sarah et la petite un instant. Est-ce qu’elle le prendrait mal? J’ai peur que oui, mais en même temps, Alejandra a l’air plutôt heureuse là où elle est, donc je ne vois pas trop le mal de faire ça. Je dis donc à ma jolie voisine que je reviens dans à peine une minute et je me dépêche d’aller chercher ma bouteille et de revenir. J’emmène au passage la tasse de la petite qui est aussi remplie d’eau, au cas où celle-ci aurait soif, et je souris maladroitement en retrouvant Sarah. Après tout je ne lui ai pas demandé de faire du babysitting, et elle a probablement mieux à faire que de jouer avec une gamine avec moi qui lui tourne autour. Je vais lui laisser un peu de répit, quand même. En allant la voir en dehors de son appartement, elle risque carrément de se dire que c’est du harcèlement. Et ce n’est pas du tout mon intention. Je débouche ma bouteille et prends une grande gorgée d’eau, puis regarde la petite qui m’observe. Elle a peut-être soif, finalement, à force de bouger autant. Je m’approche de Sarah. « Je ne sais pas si elle a vraiment soif…Parfois elle fait juste semblant. » Je croise son regard en me rapprochant un peu plus et je me sens un peu mal à l’aise de me retrouver dans « sa bulle » ainsi. Je me penche vers la petite fille, Sarah étant visiblement légèrement moins grande que moi aussi. « Il faut toujours approcher le bec de sa bouche aussi, avant de la laisser le prendre. Sinon elle ne fait pas l’effort de le tenir et le jette par terre. » Alors que je parle, je m’approche d’Alejandra et fait comme je l’explique, même si Sarah n’est probablement pas très intéressée à savoir comment faire boire une petite fille d’un an et demi. La petite tient finalement sa tasse pour boire et je redresse ma tête pour m’éloigner, heurtant du coup celle de la jeune femme devant moi. Je laisse échapper un juron et recule vivement. « Pardon, je suis vraiment désolé. Je m’excuse Sarah. C’était vraiment pas volontaire. » Je passe une main dans mes cheveux et regarde le bébé dont la paix ne semble pas avoir été troublée par ce qui vient de se passer.

Je soupire et recule encore avant de jeter un œil à l’eau de la piscine. « Écoute, si tu veux je vais juste prendre la petite, je l’emmenais à la piscine pour les tout-petits. » Je lui adresse un regard embarrassé, et je me sens un peu comme un adolescent en ce moment. C’est un peu comme si toute mon estime de moi venait de retomber d’un coup. « Je me sens vraiment con, là. » Je passe une nouvelle fois ma main dans mes cheveux, instinctivement. C’est un réflexe débile que j’ai depuis des années, en fait. Je me sens un peu rougir et je baisse la tête, bougeant de gauche à droite comme si ainsi je pouvais faire passer mon malaise.



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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Mer 2 Oct - 10:38

Manuel soutient que sa petite a un très bon sens de l’observation : pourquoi pas. Sarah veut bien lui accorder le bénéfice du doute, pour une fois. Il est vrai que la soirée qu’ils ont passé ensemble a changé un peu de la perception de la demoiselle en ce qui concerne l’homme qui lui fait face. Ils ont vécut un agréable moment il faut bien le dire. Et en tout bien tout honneur en prime. Sarah ne s’y était pas vraiment attendu en invitant le jeune homme pour se faire pardonner le jus d’orange craché par mégarde sur le tee-shirt de son voisin ainsi que la claque qu’elle lui avait mise sans raison, juste par un très vilain réflexe. La blondinette s’était imaginé que la soirée serait longue, passé en compagnie de celui qu’elle considérait comme un gros lourd mais il avait été correct et sympathique. Peut-être parce que sa fille était avec eux à ce moment là, la demoiselle ne le sait pas trop. A vrai dire on peut difficilement essayer de recevoir les faveurs d’une femme, avec un bébé dans la pièce, n’est-ce pas ? La vérité est surtout que, plus que Manuel, Sarah avait adoré Alejandra qui l’avait faite rire et qui semblait l’avoir littéralement adopté. D’ailleurs elle l’avait reconnu dans cette foule, c’était assez étonnant. Surprenant. Et même glorifiant, sous quelques points. Comme si la fillette aimait autant Sarah que Sarah aimait le bébé. Comme si les deux filles s’éraient adoptés, littéralement. D’ailleurs, la cheffe de marque avait même proposé à son voisin de garder la petite de temps à autres au besoin, si elle était chez elle. Une proposition que de mémoire, elle ne se souvenait pas avoir fait à quiconque avant ce jour là. Mais les risettes de la petite blondinette l’avait définitivement conquises et ce malgré la malice de la fillette qui par moment était vraiment un petit monstre, une petite catastrophe sur patte. Le tapis de Sarah en avait d’ailleurs fait les frais.

«- On va dire que je te crois. Je vais t’accorder le bénéfice du doute. Ou alors c’est que ta fille m’adore et qu’elle a pitié pour moi, de tout ce que tu me fais subir !» lance la belle Australienne en souriant, dévoilant ses dents blanches. Et là, le voilà qui parle justement de l’accident du coca-cola, quand Sarah elle-même y pense. Et cette coïncidence dessine un charmant sourire sur les lèvres de la demoiselle. C’est drôle comme parfois, deux esprits peuvent se connecter en une seconde, sans que quiconque y fasse attention. Les esprits se lient de manières invisibles, en quelque sorte. Cela a toujours intrigué Sarah au point que pendant de longs mois elle a hésité quand à son orientation professionnelle, avant de finalement se décider pour un métier dans la mode et les affaires. «Non le tapis va bien ne t’inquiète pas. Avec un produit de qualité j’avais bon espoir de le ravoir. On ne voit quasiment pas la petite bêtise de miss catastrophe. Pas vrai ?»

La question est pour l’enfant, évidemment, alors que Sarah lui adresse un sourire et se met, de nouveau, à la chatouiller – au niveau des côtes cette fois – provoquant ainsi le rire de l’enfant qui fait se retourner quelques nageurs. L’homme disparait sur ces entrefaites pour aller chercher une bouteille d’eau et c’est avec de quoi faire boire bébé qu’il revient surtout, expliquant à la blondinette comment il fallait s’y prendre pour faire boire l’enfant. Et comme Manuel redresse la tête, ses lèvres frôlent celles de Sarah qui se raidit alors que l’homme lui présente ses excuses. Tournant son regard vers Alejandra, la demoiselle interroge l’enfant alors que le père déclare qu’il l’emmenait à la piscine des enfants et qu’il se sent vraiment con maintenant.

«- Alors Alors Alejandra… Tu as vu ce que papa a fait à Sarah ? On le punie comment ? On le pousse à l’eau tu crois ?»

L’enfant semble comprendre et frappe dans ses mains, envoyant son biberon d’eau valser sur le sol tandis que Sarah, d’une unique main, pousse Manuel dans l’eau avant de danser la macarena d’une main – tenant toujours l’enfant dans ses bras – en signe de victoire alors qu’une nouvelle fois, ils attirent tout les regards de la foule. Et tandis que l’homme les rejoins, une vieille dame s’arrête prêt d’eux. Venue accompagner ses petits-enfants, elle s’extasie sur cette « charmante famille » et passe son chemin, ses chenapans l’appelant depuis le bassin. Sarah la regarde interloquée avant de regarder Manuel. Elle et un homme ? Jamais. Elle et Manuel ? Même pas en rêve !

«- C’était suffisant comme punition tu crois ?»

L’enfant semble comprendre à nouveau et fait non de la tête ses yeux grands ouverts fixés sur le visage de Sarah en se demandant ce qu’elle va bien pouvoir faire de drôle cette fois. Alors l'Australienne pince les fesses de Manuel. Et voyant un homme passer juste à côté d’eux, la blondinette lui met la main aux fesses. Et comme l’homme se retourne, elle pointe Manuel du doigt en lançant un « c’est lui ! » accusateur avant de sourire de toutes ses dents en direction de son voisin alors que l’homme ne semble guère ravis de s’être fait « tripoter » par « une tafiolle ». Sarah préfère éloigner l’enfant pour qu’elle n’entende pas la suite et la conduit donc au petit bassin des enfants, d’où elle jette un œil pour voir de temps à autre comment le pauvre Manuel se tire du mauvais pas dans lequel elle vient de le mettre. Et l’enfant, assise dans l’eau, joue tranquillement sous la surveillance de la demoiselle. Et dire que tout le monde la trouve gentille… On ne peut pas dire qu’elle se montre sous son meilleur jour au pauvre Manuel. Justement, peut-être est-ce pour éloigner ce dernier, pour lui faire abandonner toute vaine tentative de séduction ? Sauf qu’il parait que lorsque l’on est passage, « le petit Jésus te punit ». Et Sarah semble courroucer ce dernier car, faisant un bas dans le bassin elle glisse et tombe le popotin en l’air sous les rires d’Alejandra. Le rouge aux joues, Sarah se redresse et s’assoit dans l’eau, jouant avec la petite.
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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Mer 2 Oct - 13:55






pretty girls make graves
revenge never tasted so sweet

Pas le temps de dire un seul mot pour ma défense, et même si le geste était involontaire, elle ne semble pas le croire du tout. OK, peut-être bien que je viens de frôler ses lèvres, mais je ne suis pas un violeur, franchement. Ce n’est pas comme si je lui avais sauté dessus. Et ma fille qui se range de son côté. La solidarité féminine, même si c'est seulement un bébé, on dirait qu'elles pigent vite ce que c'est, quelle petite peste. Sarah demande à la fillette comment me punir, même si celle-ci ne sait évidemment pas parler. Lorsqu'elle propose de me pousser à l'eau, j'arque un sourcil. J'espère franchement que c'est une blague, aussi nulle ne soit-elle. Elle ne peut pas être aussi vache, quand même. Et c'est cette seule pensée, cet unique moment d'inattention qui change tout. Je sens une main sur mon torse, celle de Sarah, mais le temps de réaction est trop lent alors je ne réagis pas et me laisse carrément tomber dans la piscine. J'en ressors détrempé, un air hébété imprimé sur le visage. Au moins ça a bien fait rire Alejandra, qui semble plutôt bien s'amuser de voir son père tomber dans l’eau. J’essuie les gouttelettes d’eau qui coulent de mes cheveux sur mon visage, puis, alors que je m'approche de la belle blonde et de ma fille, j'entends très bien la vieille femme qui parle de « la belle petite famille ». Je souris, me retenant de tenter de convaincre Sarah que la vieille dame a raison. J'aurais peut-être dû, étant donné qu'elle et Alejandra ont décidé de s'acharner sur moi.

La scène devient surréaliste lorsque la belle australienne me pince les fesses. Soudainement, ça pourrait presque devenir intéressant. Je me retourne vivement, et elle a les mains posées sur le postérieur d'un autre homme. Hé, doucement, elle a quand même ma fille dans les bras! L'homme se retourne, puis me regarde furieusement alors que ma superbe voisine –  qui a décidément dans la tête de me faire vivre l'enfer –  m'accuse d'avoir commis la faute. Elle me regarde tout sourire et d'un air vainqueur alors que l'autre commence à me crier dessus. J'essaie d'analyser la situation. Un type qui doit probablement être dans la quarantaine avancée, bedonnant et qui ne semble pas un pro de l'hygiène dentaire m'accuse de l'avoir tripoté. Des gens regardent la scène et je laisse l'homme m'engueuler et me pousser, jetant un coup d'œil en direction de la grande blonde qui joue avec ma petite fille. Si elle croit qu'elle va s'en tirer comme ça... « Non mais, vous êtes malade? Vous croyez vraiment que si j'étais aux hommes vous seriez sur ma liste? » Je prends un air offusqué, puis reporte mon regard vers Sarah. « Soyez au moins réaliste, juste à vous regarder on voit que ça fait des années que vous n'avez pas touché à une brosse à dents. » L'homme, furieux, tente de me frapper maladroitement mais j'esquive son coup sans problème. Premièrement il doit faire au moins trente centimètres de moins que moi, et aussi, il faut admettre que n'importe qui aurait pu éviter sa tentative lamentable.

Je marche en direction de la pataugeoire et me retourne vers l'homme qui fulmine. « Oh, et pour votre information, désolé je suis déjà marié. » Je lui adresse un sourire moqueur puis mets les pieds dans la grande piscine remplie de bambins et de parents pour rejoindre Sarah et Alejandra. Arrivé près d'elles, je lance un large sourire provocateur à ma voisine avant de l'embrasser passionnément, sachant que la presque totalité des baigneurs ont les yeux rivés vers nous, se demandant probablement ce qui se passe. D’ailleurs, c’est ce qui m’encourage encore plus à le faire. Elle a voulu s’en prendre à moi, eh bien elle va y goûter elle aussi. « N'est-ce pas ma chérie? »  Je lui mets discrètement les mains aux fesses et en profite pour les lui pincer, petite vengeance personnelle. Je pose ensuite une main sur sa taille, laissant son postérieur en paix, puis prends Alejandra dans mes bras qui jusque-là jouait calmement sans tenir compte de ce qui se passait autour d'elle. Elle n’a d’ailleurs toujours aucune idée de tous les regards posés sur elle. Je jette un coup d'œil à Sarah, puis embrasse la petite sur la tête. J'hésite à en ajouter un peu plus. « Franchement, avec une enfant aussi parfaite et une déesse comme femme, je ne vois pas pourquoi j'irais perdre mon temps à pincer les fesses des hommes autour de la piscine. Je préfère largement passer du temps en famille! » Je décide finalement de suivre mon cœur et non pas mon cerveau – chose qui m’arrive malheureusement assez souvent –  au risque de subir les foudres de la part de la belle Sarah qui doit m'en vouloir à mort pour toute la mise en scène –  en particulier pour le baiser volé et les mains sur ses fesses. D’ailleurs, en y pensant, j’aurai plutôt droit à une tempête de coups et de cris, et elle risque certainement de ne plus vouloir m’adresser la parole non plus. Pour l’instant, je préfère ne pas trop y penser, il y a des choses un peu plus importantes, comme le fait que je sois dans cette piscine avec la main sur la taille de ma voisine et la petite dans les bras. Maintenant, comment est-ce que je me sors de ce pétrin?


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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Jeu 3 Oct - 6:44

Depuis le petit bain dans lequel Sarah joue avec la petite Alejandra, elle peut parfaitement voir le père de la petite fille aux prises avec l’homme auquel elle vient de mettre la main aux fesses, accusant après coup son partenaire pour se venger des lèvres qui ont frôlés les siennes. La scène est quelque peu amusante. Voir cet homme bouffis devenir rouge de colère est trop drôle alors qu’il pointe son gros doigt – pareil aux charcuterie que l’on trouverait sur un chapelet de saucisses – en direction du blondinet. Et la répartit de ce dernier est assez risible également. Sarah dessine un sourire sur ses lèvres à ce sujet, avant de se ré-intéresser à la petite Alejandra qui, babillant, veux attirer son attention pour lui montrer quelque chose. Et la cheffe de marque s’extasie devant la trouvaille de la petite fille qui lui montre un jouet trouvé au fond de l’eau, beaucoup trop grand pour la petite main de l’enfant. Mais un garçon arrive près d’eux, réclamant le petit anneau que son père lui lance et qu’il s’amuse à aller récupérer. La fillette ne semble pas très contente mais comme Sarah insiste, elle se décide à céder le jouet à son propriétaire avant de bouder, une poignée de seconde, les bras croisés sur la poitrine. Deux minutes. Le temps de trouver un autre centre d’intérêt.

La suite se passe comme dans un rêve. Mauvais rêve. Du genre qui relève du cauchemar. Manuel marche dans leur direction en se retournant vers l’homme en prétendant être marié. Et là, Sarah sent le coup venir. L’horrible coup foireux. Et aucune échappatoire pour s’enfuir. La voilà coincé dans le petit bain, Alejandra assise dans l’eau à ses pieds. Oh mon dieu, oh mon dieu, oh mon dieu. La jeune femme panique un peu en voyant son voisin entrer dans la piscine et venir dans leur direction, comme pour bien montrer à tout le monde qui est sa soi-disant chère et tendre. Et pour le coup, Sarah sent ses joues prendre la couleur des pivoines, en une seconde. Ce sourire, ce regard. Sarah cherche encore le moyen de s’enfuir quand Manuel l’attrape par la taille et l’embrasse passionnément. Et merde. Maintenant, il ne la lâchera plus, il voudra recommencer. Sarah en est presque sûre. Mais ne manque pas de se jouer de lui en l’embrassant le plus mal possible pour tenter de le faire fuir, sait-on jamais, « tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir », n’est ce pas là ce que dit l’adage ?

La belle Australienne sent tous les regards se braquer sur eux. D’ici que toute la résidence s’imagine qu’ils sont véritablement en couple, il n’y a qu’un pas. Les gens sont souvent crétins sur les bords. Déjà que les « ont dit » se répandent comme fumée par une fenêtre ouverte… Maintenant que quelques habitants voient la scène en direct, cela va se rependre comme une traînée de poudre. Peut-être ne les croiront-ils pas mariés, certes. Mais ils peuvent bien dire que Manuel a réussi à mettre la main sur la jolie nouvelle voisine.

Les mots de l’homme provoquent un regard noir dans la direction de ce dernier, qui s’accentue immédiatement quand la blondinette sent une main lui pincer les fesses. Ah le saligot. Le voilà qui continu sa mise en scène, en se servant de son enfant : si ce n’est pas moche ça ! Toute cette comédie agace la jeune femme qui sent ses lèvres la brûler tant elles sont envieuses de s’entrouvrir pour crier la vérité à tout ces baigneurs qui les regardent, qui chuchotent, qui gloussent ou qui s’extasient.

N’en pouvant plus, le rouge aux joues, la demoiselle quitte le petit bassin, plantant là son prétendu époux ainsi que sa soi-disant fille pour courir dans les vestiaires où elle prend place sur un banc en fulminant, ses yeux lançant des éclairs en direction des femmes présentes qui la regardent d’un drôle d’air, se demandant sûrement ce qu’il peut bien arriver à cette demoiselle pour que sa colère soit si palpable. Si Manuel passe les portes du vestiaire – bon, il n’en a évidemment pas le droit mais sait-on jamais – s’il passait donc les portes du vestiaire, il ne tarderait pas à recevoir en pleine face le vol furieux d’une chaussure. Au lieu de cela, au lieu de viser le visage de l’homme, Sarah s’enferme dans une cabine pour échapper aux regards trop curieux. Prenant place à même le sol, la jeune femme attrape une basket oublié là, qu’elle lance violement contre le mur de la cabine qui lui fait face. Un léger bruit éclate au moment du choc puis plus rien, juste le silence. Sarah bougonne, fulmine, dessine dans sa tête un tas de plan pour se venger de tout ça. Que vont penser tout ces gens maintenant ? Qu’elle est la pauvre nouvelle gourde de ce mec ? Que dans dix mois elle aura un gosse et sera célibataire ? S’il s’imagine sérieusement que l’embrasser est l’une des meilleures choses à faire pour la séduire… En soirée quand elle veut s’amuser ça peut passer, et encore. Le baiser a une certaine signification pour la demoiselle qui donc n’en use et en abuse pas, surtout pas avec n’importe qui. Encore moins avec lui, qui est déjà persuadée qu’elle est amoureuse de lui quand ce n’est absolument pas le cas.

Sortant de la cabine après de longues minutes, Sarah va récupérer ses clés et prend un peu d’argent dans son sac à dos pour prendre un thé au distributeur. Et comme elle porte le verre en plastique à ses lèvres, elle voit Manuel qui vient vers elle. Comme elle veux tourner les talons on la bouscule et voilà qu’elle renverse sa boisson chaude sur son voisin. Tiens, bien fait ! Non, au fond, la jeune femme regrette cette mauvaise pensée mais, dans l’état où elle est, elle n’est pas prête à faire la part des choses. Et le regard qu’elle lui lance résume très bien la situation : elle n’a aucune envie de lui parler. Mais saura-t-il l’écouter ?
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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Jeu 3 Oct - 8:02






pretty girls make graves
but she's so mean

Je cherche encore une façon de me sortir de ce gros problème que je viens de me créer seul, et volontairement en plus, lorsque Sarah décide d’en finir par elle-même en quittant le bassin. À la couleur de ses joues et à son visage, je peux deviner en avance que j’ai intérêt à me tenir tranquille pendant un moment si je ne veux pas me faire décapiter. Seulement, je suis un peu maso, moi, et j’aime bien que les jolies filles s’en prennent à moi. « Les hormones, je vous jure, parfois elle devient dingue. » Je m’adresse aux quelques gens qui regardent encore, la plupart s’étant désintéressés du spectacle. Puis Alejandra gigote dans mes bras pour attirer mon attention, l’air de me bouder un peu elle aussi. Je pense que bientôt, elle aussi va me faire la gueule. Alors je la prends dans mes bras et me dirige vers le bord du bassin pour sortir la petite blondinette de l’eau, lui enlevant par la suite ses flotteurs encombrants que je dégonfle pour les ranger, prenant bien soin d’emmitoufler le bébé dans sa serviette avant de la mettre dans son siège. Je m’essuie moi aussi en vitesse avant de ramasser tout le stock qui traîne par terre, dont la fameuse tasse qui s’est ouverte, l’eau se vidant sur le sol. Je soupire et range le verre vide, puis me dirige vers les vestiaires, enfilant un éternel jeans et un t-shirt, habillant la petite avec une petite robe à l’effigie de Bambi. Je passe ma main dans mes cheveux humides et mêlés, puis me résigne à sortir des vestiaires. Enfin, me résigner, c’est un grand mot. Ce n’est pas comme si j’appréciais particulièrement ce lieu. J’ouvre la porte et remarque le même contraste d’humidité que tout à l’heure. Je ferme les yeux et soupire, Alejandra se calme et bâille. Je la regarde et je la comprends bien. J’ai besoin d’un café, tiens. Le plus rapidement possible. Faire passer cette histoire délirante qui vient de se passer. Je me dirige vers le couloir où se trouvent les distributrices, et si ce n’est pas beau, ça, je retrouve ma soi-disant épouse qui se sert quelque chose à boire. Je souris discrètement et me dirige vers elle. J’aimerais dire que je le fais subtilement, mais il n’y a pas grand monde mis à part elle et moi, alors si elle ne me remarque pas, c’est que son sens de l’observation est plutôt nul, ou bien qu’elle fait vraiment tout pour ne pas me voir. Sur ce, je m’approche de la belle blonde qui pour sa part ne semble pas vouloir discuter. Alors elle recule, mais quelqu’un la bouscule.

Et vlan! Un thé sur le torse. Je recule d’un bond, non seulement surpris mais aussi parce que ça fait plutôt mal. « Non mais t’es complètement malade! » Je serre toujours le siège de la petite qui, heureusement, n’a rien reçu de la boisson chaude. L’autre personne ne s’est même pas retournée et a continué son chemin, comme si rien ne s’était passé, ne se préoccupant même pas d’avoir bousculé Sarah. Une grosse femme qui mangeait des chips. C’est ça, qu’elle retourne chez elle crever d’obésité morbide, tiens. Je ne suis pas du genre à m’énerver pour rien, mais là, non seulement j’ai vachement mal et je me doute pas d’avoir une sale brûlure, mais l’attitude de ma voisine me tape sur les nerfs. J’y pense même pas en fait, mais je me mets carrément à gueuler ce que je pense dans le couloir désert. « OK, c’était vraiment, vraiment, vraiment débile. Mais c’est toi qui a commencé, je te signale, en me jetant dans l’eau et me faisant passer pour un gay qui avait pris les fesses de ce vieux dégueulasse devant toute la piscine. » Je me passe une main dans les cheveux, et remarque une petite table en face de la machine distributrice. J’y pose le siège de la petite qui dort toujours paisiblement, déposant ensuite le sac par terre. Si elle pense que j’ai fini, elle se trompe bien. En fait, je rive mon regard dans le sien et même si je ne crie plus, je parle tout de même fort. « Tu remarques même pas à quel point je suis patient avec toi. Tu passes ton temps à te foutre de ma gueule même si je suis toujours gentil avec toi et j’endure à chaque fois que tu me fous un vent, ah, et tu me gifles carrément, tu m’as craché de l’eau au visage et même là j’ai rien dit. Et puis là, tu me fais passer pour un gay devant tous les gens de la piscine et j’ai même pas le droit de me venger un peu? » Alejandra se réveille et se met à pleurer. Voilà, c’était vraiment le moment. Je me retourne vers le bébé et la détache de son siège pour la prendre, en espérant la rendormir. Je sais bien que c’est ma faute si elle s’est réveillée, mais il fallait vraiment que ça sorte. La petite se calme et se rendort aussi vite qu’elle s’est mise à pleurnicher, et je la couche à nouveau. Je me dis qu’il faudrait la monter dans son lit, mais pas tout de suite, j’ai encore des choses à régler. Je dis ça, mais en fait, je ne sais plus quoi régler. Il n’y a pas grand-chose à lui dire d’autre, après tout. Que je l’aime et que je suis un imbécile et que je veux qu’elle me pardonne d’avoir agi comme un horrible connard dans la piscine? Ça non, pas question. Pas tout de suite en tout cas. Elle doit comprendre avant que ce n’est pas juste et qu’elle n’a pas le droit de me traiter comme ça. Je suis pas un chien, quand même. J’essaie de me détendre un peu, ne pas dire de trucs stupides. Je vais me chercher une bouteille d’eau en fouillant dans le sac pour bébé qui est rempli à craquer. Je prends une gorgée d’eau, en renverse un peu sur mon t-shirt sans le vouloir, puis regarde Sarah, cherchant toujours un truc à lui dire. « Oh, et si tu veux savoir, c’était le pire baiser de toute ma vie. » Je range la bouteille, m’attendant à une claque, ou peut-être bien qu’elle va se payer un nouveau thé et me le verser sur la tête, cette fois-ci tiens.


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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Jeu 3 Oct - 11:11


«- Comme si je l’avais fait exprès ! Alors que tu as Alejandra au bout du bras. Vas-y, prend moi carrément pour une psychopathe tant que tu y es !»

La demoiselle est hors d’elle. Comme si elle était responsable du fait qu’une pauvre cloche la bouscule, c’est vraiment la meilleure. Sarah lève les yeux au ciel agacé. Non mais il la prend pour qu’elle espèce de danger public encore ? La belle est courroucée qu’il puisse la penser conne à ce point et darde sur lui un regard noir, violemment noir alors que la véritable responsable de ces cris et de quelques uns des problèmes qu’affrontent les deux jeunes gens s’éloigne en mangeant toujours ses chips qui craquent sous ses dents dans un bruit insupportable qui agace prodigieusement Sarah qui tourne son regard noir vers cette femme. Sans résultat bien entendu. La femme ne leur adresse aucune attention et ne s’excuse sûrement pas de ce dont elle est à l’origine. Mais l’attention de la cheffe de marque est rapidement attirée de nouveau par Manuel qui explose, dévoilant tout ses sentiments sur la place publique comme on dit, après avoir posé le siège de l’enfant sur une table et le sac par terre. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la jeune Australienne en est toute interloquée.

«- Je ne me fou pas de ta gueule, je te dis sans arrêt d’arrêter d’essayer de me séduire. Je n’arrête pas de te dire que je ne suis pas intéressé et que je ne veux pas m’engager. Alors ne dis pas que je me fou de toi parce que des avertissements je t’en envoie à la pelle ! La gifle je te l’ai dit je ne sais pas ce qui m’a pris. Peut-être l’agacement parce que je ne sais pas si tu t’en rends compte mais moi aussi je suis drôlement patiente vis-à-vis de toi ! Le jus d’agrumes j’étais malade, j’étais au plus mal, je me suis excusé pour ça. Malade, ça ne t’arrive jamais de l’être dis-moi ?»

Comme les deux jeunes gens se bagarrent verbalement, à voix assez haute, la petite fille paisiblement endormis se réveille et commence à pleurer, chougner, attirer l’attention sur eux. Alors Manuel prend la blondinette dans ses bras et tente de la rendormir, la berçant un peu pour que ses paupières se referment. Et c’est exactement ce qu’il se passe sous le regard attendri de la voisine, qui sent toujours son cœur éprouver un sentiment violent mais indéterminé pour le jeune homme. Franchement, il l’insupporte tout à coup. Pour elle non plus les choses ne sont pas faciles. S’il croit qu’il est supportable, il ne sait vraiment pas ce que c’est que de se trouver à la place de la demoiselle, harcelée par un voisin certes patient mais têtu et qui ne se laisse pas facilement éconduire. La blondinette n’en peut plus à la longue, de ne plus pouvoir sortir tranquillement sur son balcon sans voir l’homme débouler aussitôt. Elle ne sait même pas à quoi ressemble ce genre de tranquillité, parce que depuis son arrivée à Barcelone dans son chez elle, la demoiselle n’a pas put goûter à ce genre de quiétude.

L’accuser de se foutre de sa gueule c’est fort. Vraiment fort. Avec toute les fois où elle lui a dit qu’il ne fallait pas insister, toutes les fois où elle a dit ne pas être intéressé. Interloquée la jeune femme continu de fixer l’homme sans dire un mot pour ne pas réveiller la petite puce qui s’est rendormis. Mais son regard parle pour elle et si son très cher voisin fait un pas de travers, dit une parole en dehors des sentiers battus, alors la demoiselle risque fort de lui bouffer le nez : elle est déjà dans les starting-blocks.

«- Et d’abord je te signale que j’ai accepté un dîner avec toi. Et que depuis ce soir passé ensemble, je te tutoie, au lieu de te vouvoyez comme je le faisais autrefois. Alors ne dis pas que je passe mon temps à me foutre de toi. Parce que franchement… c’est toi qui n’arrête pas de te montrer têtu et de revenir à la charge ! Je ne sais pas si tu te doute une seconde de la difficulté que c’est de te supporter comme ça sans arrêt. J’ai l’impression d’être en prison chez moi, de ne plus pouvoir rien faire sans risquer que tu me tombe dessus. Je ne sais pas si tu as la moindre idée de la pression que c’est, d’être ta voisine. Honnêtement. Quelque fois je me dis que je devrai te filmer pour que tu vois un peu. Dès que je sors, tu sors. Comme si tu étais là, dans ton appartement, à guetter le moindre bruit provenant du miens pour me sauter à la gorge dès que je mets un pied dehors !»

La demoiselle est peut-être un peu dure avec son voisin mais voilà presque huit mois qu’elle supporte cette manière qu’il a d’agir avec elle et… il y a un moment où il faut que les choses sortent. Peut-être que comme ça leur confort de vie s’améliorera, peut-être qu’il sera plus supportable, moins omniprésent à chaque sortie de la demoiselle. C’est en tout cas ce qu’elle espère. Peut-être qu’il va comprendre que ce n’est plus possible. Et qu’elle n’est vraiment pas faite pour lui, vraiment pas faite pour se lancer dans une relation de couple, qu’elle a peur, peur des hommes, de ce qu’ils sont capables de faire et peur de l’engagement. C’est peut-être dur à accepter pour lui mais il faut se faire une raison. Sarah ne veux pas être un jour pendu au cou du jeune père célibataire. Pour avoir le cœur brisé en miettes non merci. Manuel l’attire un peu. Charmant, tenace, il ne baisse pas facilement les bras et se bat comme un lion pour ce qu’il veut. Mais il est trop instable pour elle. Un peu trop coureur de jupon pour qu’elle puisse lui faire confiance. Alors l’engagement lui fait d’autant plus peur. Bien sûr elle pourrait faire un coup d’essai, lui donner une chance. Mais on ne joue pas avec les sentiments.
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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Jeu 3 Oct - 13:53






pretty girls make graves
she fucking hates me

« Non, justement, ça ne m'arrive pas de cracher du jus au visage des gens quand je suis malade. » C'est ce que j'ai envie de lui répondre lorsqu'elle me demande si ça m'arrive de ne pas me sentir bien et à vrai dire, franchement c’est la vérité. Mais au fond, je m'en fiche bien de cette histoire et je sais bien que c'était un accident mais je veux quand même qu'elle se rende compte que ce n'était pas des plus agréable comme incident. Et puis, je ne connais pas beaucoup de gens qui auraient trouvé cela acceptable de toute façon et qui auraient avalé la pilule aussi facilement que moi je l’ai fait. J'ai encore de la difficulté à croire à son histoire de gifle qui est partie toute seule, par contre, et j'ai bien envie de lui en parler, sachant que de toute façon si c’était volontaire, elle se fera sûrement un plaisir de recommencer. Et puis aussi, je m'en fous qu'elle me dise qu'elle n'est pas intéressée par moi, et ne veut pas s'engager dans une quelconque relation. Elle a juste peur. Je crois que son problème, c'est qu'elle n'est juste pas capable de sortir de sa foutue zone de confort. C'est juste pour ça qu'elle me repousse en fait. Mais comme d'habitude, si je lui fais remarquer, elle sera furieuse et va nier.
Alors je suis coincé entre la narguer et faire de sa vie un enfer ou me montrer gentil sans pour autant la laisser tranquille. J'ai une envie irrésistible de lui rendre la vie insupportable. J'ai envie qu'elle craque pour ensuite pouvoir lui faire admettre que j'avais raison. D'un autre côté, j'ai envie qu'elle réalise d'elle-même que sans moi, sa vie est terne. Même si c'est un peu prétentieux de le croire, je suis persuadé qu'elle va finir par en prendre conscience.
Sarah me rappelle le fameux repas partagé avec elle en compagnie de la petite. Est-ce qu'on peut vraiment considérer que c'était un rendez-vous? Pour moi, en tout cas, ce n'en était pas un. Comme Alejandra était avec nous, et qu'elle était évidemment le centre de l'attention, je ne peux pas croire qu'elle le considère comme tel. Elle considère que m'avoir comme voisin est un cauchemar, m'accuse d'être insupportable et carrément de l'épier. Évidemment, il fallait bien que je m'y attende, à ce qu'elle m'accuse de tous les mots. Je lui ai dit ce que je pensais, elle n'allait quand même pas faire comme si tout était normal. Sarah est donc là, m'accusant de tous les maux, rejetant son manque de vie sociale sur moi. Je doute fort qu'elle manque tant de vie sociale, je l'entends de temps à autres ramener des amis. Et parfois, je ne suis pas si con, je sais bien qu'ils ne rentrent pas tous avant le lendemain. Je soupire, parce que de me défendre par rapport au fait que je vais toujours la voir dehors lorsqu'elle s'installe sur son balcon, c'est peine perdue parce qu'elle n'a pas tout à fait tort. Je lui laisse du répit, parfois, mais rarement. C'est les seuls moments où je puisse la voir.

« C'est bon, y'a autre chose que tu veux ajouter à ta liste? Ou tu veux aussi ajouter toutes les rumeurs? Parce que si tu veux les garder, oublie pas le sale dragueur qui saute sur tout ce qui bouge, hein. » Je regarde la machine à café et me dis que finalement, je vais en prendre un chez moi, très fort. Je regarde à nouveau ma belle voisine qui ne semble pas moins en colère. Je me croise les bras et les décroise aussitôt en grimaçant légèrement, la brûlure sur ma peau se faisant ressentir à nouveau. « Je crois pas que tu me détestes autant que tu le dis. Peut-être que c'est vrai, tu m'aimes pas, mais je pense que t'as juste la trouille. C'est pas que tu veux pas t'engager, c'est que t'as peur de le faire. » Elle risque de me dire que je suis complètement à côté de la plaque, qu’elle me déteste profondément, que je la dégoute et tellement de choses que ce serait trop long à nommer, mais je prends une chance. A ce point, il ne me reste que ça, prendre des chances de toute façon. J’ai plus rien à perdre, sauf peut-être des nuits de sommeil parce qu’Alejandra quémandera l’affection de sa nouvelle amie. C’est pas comme si je dormais vraiment ces derniers temps de toute façon. Elle fera son deuil.
Mais qu’est-ce que je raconte, elle n’aura pas besoin de faire un deuil quelconque. Il n’est pas question que je la laisse filer. Sarah ne me déteste pas, j’en suis persuadé. Elle pourra dire le contraire autant qu’elle le voudra, je m’en fous, il n’est pas question que je la laisse en lui disant que je vais la laisser tranquille et qu’elle ne me reverra plus la déranger. Je regarde donc la belle blonde dans les yeux, sérieux. La tension est presque palpable dans le couloir depuis tout à l’heure. Puis je cède, parce que j’ai pas envie de m’engueuler avec elle. Et puis je n’ai rien à lui reprocher vraiment. Je pense que je devrais au moins jouer franc-jeu, au moins elle saura la vérité et pas juste les conneries que peuvent lui dire les voisins. « Écoute, Sarah…C’est pas méchamment que je fais ça, même si tu me trouve harcelant et insupportable. Je sais que je te l’ai déjà dit mille fois, mais donne-moi juste une chance, s’il te plaît. Et je parle pas d’un repas avec le bébé. » Je reviens encore sur le sujet, le même sujet qui revient tout le temps. Si quelques minutes plus tôt je l’accusais de me faire la vie dure, soudainement je me suis rétracté. Je reste à une certaine distance de Sarah, mon regard bleu toujours plongé dans le sien. J’ai peur de la réponse, et je me dis qu’il serait peut-être mieux de laisser tomber, prendre la petite et rentrer chez moi. Peut-être que ce serait moins compliqué, et qu’elle verrait que je ne suis pas là uniquement pour la rendre complètement cinglée. Je jette un coup d’œil en direction d’Alejandra qui dort à poings fermés. Elle a la chance de ne se soucier de rien, elle. Manger, jouer, dormir, quelle routine de rêve. Elle n’a pas besoin de se casser la tête à trouver des façons de convaincre la jolie voisine d’à côté de sortir. De toute façon, la belle australienne l’adore. Je glisse mes mains moites sur mes jeans, mon torse est brûlant et je me mords la lèvre comme si de cette façon je pouvais atténuer la douleur. Je déteste le thé.


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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Ven 4 Oct - 13:50

Le jeune homme qui fait face à la belle Australienne commence très, très, très sérieusement à casser les nouilles de la demoiselle qui sent l’envie de quitter les lieux dares-dares se renforcer en elle alors que son voisin l’interroge pour savoir si elle en a terminé avec lui ou non. Les yeux de la blonde ont beau lancer des éclairs, Manuel ne tourne pas les talons pour autant et surtout, il ne la laisse pas en paix – au grand damne de cette dernière – malgré le plaidoyer qu’elle vient de lui faire pour défendre sa cause et ses positions. Le jeune espagnol se pose en victime – ainsi le vois la jeune femme qui le regarde – alors que c’est plutôt sa place à elle. Mais il ne semble pas prendre vraiment conscience de ce ras le bol de la part de la voisine, qui ne supporte plus de n’avoir aucune espèce d’intimité quand elle veut sortir prendre l’air à son balcon.

«- Que j’ai peur ou que je ne veuille pas, ça ne change pas grand-chose au fait que je te mets en garde sans arrêt non ? Franchement j’ai beau te dire de laisser tomber et toi tu continue. Même là tu es en train d’essayer d’obtenir ce que tu veux alors même que je viens tout juste de refuser. Tu pense vraiment que ce genre de comportement joue en ta faveur ?»

Comme elle dit ça, la demoiselle croise le regard de son collègue qui se met justement à lui demander une chance de la convaincre pour un vrai dîner, qu’il ne fait pas sa méchamment. Oui mais la belle blonde n’en peux tout simplement plus de sa façon de faire. Elle veut qu’il change d’attitude et le plus tôt sera le mieux.

La belle dévisage le jeune homme qui pose un regard sur la petite fille endormie – si loin de ces traquas qui les animent tout deux. Les yeux de la jeune femme accrochent eux-aussi le fascié calme et paisible de la petite fille qui se repose, attendrissant au passage la jolie Sarah qui tourne les talons pour aller récupérer son sac alors qu’elle n’a plus guère envie d’aller se baigner. Au final son petit tour à la piscine a été plus rapide que prévu. Encore une fois, voilà un projet contrecarré par son espèce de pot de glue de voisin, qui l’use et qui abuse de ses nerfs, qui lui fait frôler la crise sans même s’en rendre compte.

Passant devant lui complètement rhabillée et son sac sur l’épaule, sans un mot pour ne pas faire d’esclandre dans l’établissement, la demoiselle s’installe sur un banc au dehors et se met à attendre qu’il pointe le bout de son nez pour l’appeler en agitant la main un tantinet, de sorte à ce qu’il la remarque et vienne s’il le souhaite prendre place à ses côtés pour poursuivre leur petite discussion certes très ennuyeuses mais devenue oh combien nécessaire pour qu’ils tentent de repartir sur des bases un peu plus saines.


Désolé que ce soit si court. Etant malade je ne suis pas du tout au mieux de ma forme et ma seule envie est d'aller dormir. J'ai essayé de faire davantage mais rien ne me venais je suis désolé vraiment X_x


Dernière édition par Sarah Taylor le Sam 5 Oct - 2:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Ven 4 Oct - 18:25






pretty girls make graves
like a chalk outline

Mes yeux sont toujours rivés sur la petite, je ne porte pas attention à ce que l’Australienne peut faire, en fait je préfère digérer ses paroles et ne plus dire un mot pour l’instant. La petite bâille et je pense un instant qu’elle se réveille, mais en fait, son geste n’était que pour mieux se rendormir. Elle serait mieux dans son lit, je pense, et je songe un instant à monter. Mais pourtant une partie de moi me retient, cette partie qui s’accroche encore et qui se dit que la belle finira bien par me donner une chance. Je me sens un peu comme dans ces stupides dessins animés où le protagoniste est représenté avec un petit diable sur une épaule et le petit ange sur l’autre. Une côté de moi continue de croire à l’idée – qui devient de plus en plus saugrenue – que la belle Sarah voudra bien de moi un jour. Puis il y a cet autre côté, celui qui me dit de laisser tomber, de retourner à mon appartement et de l’oublier. Peut-être même éventuellement retourner à mes occupations que j’avais décidé jusqu’à maintenant d’abandonner, pourquoi pas. Si elle aime tant s’imaginer que je ne suis qu’un pauvre type qui collectionne les conquêtes, pourquoi ne pas lui faire plaisir en lui donnant raison? Si ce côté-là semble être celui le plus « sain », je ne peux quand même pas m’empêcher de me dire qu’il y a toujours cette toute petite possibilité qu’elle puisse au fond s’intéresser à moi. J’entends des bruits de pas sur le plancher et je vois la belle blonde prendre son sac. Je me dis que je pourrais lui courir après, ramper jusqu’à elle, pourquoi pas. Seulement même si je me mettais à genou pour la supplier, je ne crois pas que ça l’impressionnerais vraiment. Je pousse un long soupir. Ses dernières paroles passent et repassent dans ma tête comme une chanson qu’on aurait mise en mode repeat. Elle déteste mon comportement, elle veut que je laisse tomber, en gros elle me dit les mêmes choses que d’habitude. C’est peut-être vrai alors, il faudrait peut-être que je change totalement d’approche. Seulement je n’en connais pas trop, d’approches. J’ai jamais fait ça, moi, courir après une fille pendant des mois. Je ne vais quand même pas la jouer à la sauce des comédies romantiques, ce serait bien trop stupide et cliché. Et elle va croire que je me moque d’elle, bien évidemment. Seulement, dans ces films débiles, tout le monde finit heureux, et c’est l’amour parfait. C’est horrible comment ces salauds d’américains nous vendent du rêve.

Je suis plongé dans mes pensées débiles et commence à opter pour l’option de retourner chez moi, probablement la seule chose sensée qu’il me reste à faire. Au pire, lorsqu’elle sera calmée, on parlera calmement sur le balcon. Je me penche légèrement pour prendre le sac par terre lorsque quelque chose me bouscule. Ou plutôt quelqu’un. Un couple de petits jeunes d’environ quinze ans me regarde embarrassés alors que le garçon, visiblement celui qui m’a heurté, me regarde intimidé. Il faut dire qu’à côté de cette échalote, j’ai un peu l’air d’un géant. Il se confond en excuse et je le laisse aller, le regardant repartir en compagnie de sa petite copine. L’amour fou de deux adolescents naïfs. Manquait vraiment que ça pour me déprimer encore plus. Même les petits jeunes ont plus de chance en amour que moi. Je me retourne et alors que je tends le bras pour attraper la poignée du sac, je fige, et je suis persuadé pendant un court instant d’être victime d’une très vilaine hallucination. Seulement, je ne rêve pas, et ce que je vois est parfaitement réel. La belle blonde agite la main dans ma direction. Je tourne la tête, au cas où ce signe ne me serait pas adressé, car après tout elle me semblait très claire tout à l’heure avant de tourner les talons, lorsqu’elle me parlait du fait qu’elle préférait limiter au minimum nos rencontres. Toutefois, derrière moi, il n’y a personne.

Je glisse donc le sac sur mon épaule, serrant dans ma main le siège de bébé où dort toujours Alejandra. Je ne sais pas à quoi m’attendre, peut-être à me faire hurler dessus à nouveau si par malheur je m’approche d’elle. Peut-être qu’elle va me dire que sa main était un signe d’au revoir? Je ne peux que faire des suppositions pour le moment, et je marche lentement mais sûrement vers l’extérieur, même si j’aurais préféré rester dans l’immeuble vu le temps frisquet. Mais comme ils disent, ce que femme veut, Dieu le veut. Alors je franchis le seuil de la porte, un peu méfiant au fond de moi mais je préfère le cacher aux yeux de la demoiselle. Je ne cherche d’ailleurs pas trop à m’approcher d’elle autant que tout à l’heure et ne vais pas la rejoindre à son banc, préférant prendre celui à côté, qui nous laisse tout de même une certaine distance, comme elle ne cesse de la réclamer. Je dépose le siège sur le banc et le sac sur le sol, puis m’assois en jetant un regard incertain en direction de la jeune femme. J’imagine qu’elle veut que je lui parle le premier, même si c’est elle qui m’a invité à la rejoindre. Par contre, si je lui parle et que mes mots ne la satisfont pas, elle me le fera clairement savoir. Je reste donc muet un instant, regardant quelques mèches de ses cheveux qui virevoltent dans le léger vent. Mon cerveau roule à cent km/heure quant à lui. Je me cale au fond du banc qui me semble particulièrement inconfortable à l’instant présent et passe une main dans mes cheveux nerveusement, regardant devant moi. Je prends une grande respiration et soupire de découragement. « Donc si je comprends bien, je sors uniquement quand t’es pas là et je ne t’adresse plus la parole? » Je regarde Sarah qui est assise sur le banc d’à côté et mon cœur se resserre comme dans un étau. Je ne sais pas si je devrais continuer ou m’éclipser en vitesse pour éviter une longue et très sérieuse discussion. Je déteste les discussions sérieuses. Je finis toujours par dire des conneries quand ce n’est pas le moment, et avec la belle blonde à côté de moi, ce n’est visiblement pas le bon moment pour sortir des bêtises. Pourtant, je ne peux quand même pas partir comme ça, en lui laissant tomber une question qui n’en était pas réellement une. Surtout que je pourrais lui dire des tas de choses, lui parler toute la journée si elle est prête à m’écouter. « Je suis désolé d’agir comme un con Sarah. Je te proposerais bien qu’on reparte à zéro, mais je pense pas que ce soit possible. » En effet, c’est impossible de repartir à zéro au point où elle doit me détester. J’ai voulu faire l’imbécile, voilà ce que ça donne. Je regarde l’australienne, le cœur de plus en plus lourd, et j’hésite à parler ou à simplement partir. Ce serait tellement simple. Juste prendre la petite et mes affaires puis m’en aller. Je borderais le bébé et irais vider la caisse de bières dans le frigo en regardant un film stupide qui passerait à la télé. Malheureusement, ce n’est pas aussi facile. M’éclipser à la vitesse de l’éclair, ça ne se fait pas. Je ne suis pas un foutu super héro.


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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Sam 5 Oct - 3:08

Assise sur son banc, le regard rivé sur le jeune homme, la demoiselle attend patiemment que ce dernier vienne auprès d’elle tandis que lui jette un regard derrière sa personne, pour voir si le signe qu’elle adresse n’est pas destiné à une tierce personne. Mais comme il remarque rapidement que ce n’est pas le cas il la rejoint, prenant place sur un autre banc en installant sa fille sans dire un mot. Comme la jeune femme qui garde elle-aussi le silence, ne sachant trop que dire. Elle a conscience de ne pas être forcément très sympathique avec son voisin mais il faut bien admettre que le jeune homme ne l’est pas non plus avec elle. Parce que tout ce que dit la demoiselle est la vérité, son ressentit le plus exact. Est-ce de sa faute si elle a cette angoissante sensation – dès qu’elle est chez elle – d’être surveillée ? De ne pas pouvoir faire le moindre pas sans que Manuel le sache ? La blonde ne le déteste peut-être pas autant qu’elle se l’imagine mais une chose est certaine, il lui fait bien plus peur qu’elle ne veut bien l’admettre. De cette même peur que l’on a la nuit, coincé dans une ruelle sombre, avec la sensation horrible d’être suivit, d’être traqué, par des ombres aux formes indéterminées, cachés dans la pénombre.

Le silence s’est bien installé entre les deux jeunes gens et aucun des deux ne semble près à le dissiper. Chacun regarde un point sur le sol, laissant filer le temps. De la piscine, des gens sortent et rentrent. Sur le cadran de la grosse horloge au clocher de l’église à quelques mètres, les aiguilles ont entamé une course de lenteur. Le temps s’est comme arrêté mais le monde autour d’eux vit encore, sans que ni l’un ni l’autre n’accorde la moindre importance à ce fait. Enfin pourtant, Manuel se lance et prend la parole après avoir passé une main dans ses cheveux, qui le coiffe au moins autant qu’elle l’ébouriffe, puis avoir prit une grande inspiration et soupiré de suite après, comme pour prendre son courage à deux mains.

«- Ce n’est pas ce que je veux dire. Simplement je voudrai que tu arrête de me fliquer sans arrêt. Bientôt je n’oserai plus sortir sur mon balcon. Je te jure que c’est un peu flippant, de te voir débouler à chaque fois, mais alors vraiment à chaque fois, que je sors ! Je suis sûre que tu me guette, que tu n’attends que le bruit de ma porte-fenêtre pour bondir et sortir à ton tour. Franchement, ça fait peur un peu. Et à la longue je ne te cache pas que c’est vraiment usant. Que tu veuille me voir ok. Mais comme ça, tout le temps et sans arrêt… ce n’est vraiment pas le pied je te l’assure. Je me sens… libre de rien faire en fait. Sauf quand tu bosse. Mais tu bosse rarement quand je suis chez moi. Et ça aussi… ça fait un petit peu peur…»

Pour une fois, non en fait ces derniers temps cela arrive souvent on dirait, Manuel reconnait son erreur et présente ses excuses à la jeune femme, se désolant de se comporter comme un con. Voilà qui n’est pas pour déplaire à la demoiselle : il est moins tête de bourrique que ce qu’elle a toujours pensé depuis son arrivé à Barcelone et dans la résidence. Recommencer à zéro, voilà ce qu’il voudrait pouvoir faire. Mais il part défaitiste, ce qui ne manque pas de surprendre la jolie Sarah qui est peu habituée à voir cette tête de mules être si peu sûr de lui. C’est presque touchant. Et quoiqu’il en soit, quoiqu’il puisse en dire et quoi qu’il puisse en penser, la blondinette envisage très sérieusement l’idée de recommencer à zéro, pour partir – ou plutôt repartir – sur de meilleures bases, plus saines.

Peut-elle effacer ces mois de persécutions au cours desquels elle a subit son harcèlement incessant ? Peut-elle oublier toutes ces fois où son cœur a battu la chamade en le voyant débouler lui aussi sur son balcon, de l’autre côté de la rambarde le séparant d’elle et de sa propriété. Sarah est un peu perdue et ne sait pas trop. Au fond elle lui en veut pour tout ça, pour tout ces moments où elle n’a pas put avoir la paix. Mais depuis leur dîner, au fur et à mesure des jours qui passent, cette sensation semble s’estomper. Pas tous les jours. Parfois c’est franchement insupportable, c’est comme avant et la belle le déteste profondément. Et puis il y a ces autres jours où elle ne le trouve pas méchants….

«- Salut. Moi c’est Sarah. Sarah Taylor. J’arrive d’Adélaïde en Australie et vient tout juste d’arriver en ville. Je suis enchantée de faire votre connaissance !» lance-t-elle finalement après avoir pesé le pour et le contre, décidant finalement que ce retour en arrière ne pourrait pas leur faire de mal bien au contraire, si cela se trouve.
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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Lun 7 Oct - 16:18






pretty girls make graves
not really sure how to feel about it

Mes yeux se sont attardés un instant sur la porte qui mène au couloir qui me ramènera à mon appartement, et j’ai même calculé combien de secondes cela me prendrait pour prendre le sac et la petite pour partir en vitesse. Juste pour ne pas rester une minute de plus et me faire humilier devant la belle Sarah. J’ai tout de même fait un effort pour reporter mon regard vers elle, et je l’observe à nouveau maintenant, la bouche sèche et l’estomac noué. Je me suis toujours dit qu’il ne fallait jamais rien regretter. En fait, ma mère me l’a répété des milliers de fois elle aussi, et j’ai rapidement compris le principe. Seulement, en regardant la magnifique blonde devant moi, de nombreuses images défilent dans ma tête et ne font que me faire sentir encore plus petit devant l’Australienne. Celle-ci casse le silence désagréable qui s’est installé et au début je pense à une mauvaise blague. Après tout, ce ne serait pas la première de la journée. Sa petite présentation banale me fait légèrement sourire malgré mon incertitude et j’attends toujours ce fameux éclat de rire qui pourra me confirmer qu’elle se moque de moi. Elle ne semble pourtant pas blaguer. « Manuel Casales, enchanté de faire votre connaissance mademoiselle Taylor. » J’essaie d’entrer dans son jeu, mais je ne suis pas vraiment à l’aise dans celui-ci. J’ai l’impression de jouer un rôle, parce qu’au fond elle aura beau vouloir repartir à zéro, c’est impossible de complètement oublier toutes les conneries qui se sont passées avant. Toutes les conneries que j’ai faites avant, pour être exact. Je regarde la petite dans son siège, puis la jolie blonde. Je souris gentiment, puis sort celle-ci pour la prendre alors qu’elle bronche pas, plongée un sommeil profond que j’envie particulièrement. Je me tourne vers Sarah, la petite dans les bras. « Et elle, c’est ma fille Alejandra. Elle ne dira pas grand-chose mais bon, je vous la présente quand même. » Je me dis que présenter la petite dès le début – au lieu de la cacher comme je l’ai fait la première fois – pourrait aider un peu, et même si ça n’aide pas, au moins elle verra bien que je fais des efforts. Du moins je l’espère. La petite qui dort bien installée au creux de mon bras, je cherche quelque chose de bien à dire, pas une connerie si possible, puisqu’il est question cette fois-ci de repartir sur des bonnes bases.

« C’est pas trop difficile, s’habituer à Barcelone? Je veux dire, entre l’Espagne et l’Australie, il y a quand même une sacrée différence... » Mon regard cherche le sien, comme si de cette façon j’arriverais à trouver des idées de discussions ou de questions. J’en ai des milliers des questions, toutes plus diverses et banales que les autres. En même temps, je devrais commencer par lui parler de trucs banals, je ne sais pas. Je connais pas ça, ce n’est pas mon domaine. Je suis juste un coureur de jupons, comme elle l’a si bien dit plus tôt. Incapable d’engager une vraie discussion avec une fille, parce que c’est trop compliqué de toute façon. Et j’avais jamais vraiment pensé à un jour que Sarah allait débarquer dans l’appartement d’à côté. Je regarde le bébé, détache en même temps mon regard d’elle. En même pas un an, faut croire que ma vie a changé drastiquement. Je soupire, découragé, passe le bout des doigts dans les cheveux blonds ébouriffés d’Alejandra, puis finalement relève les yeux vers Sarah. « Est-ce que ça vous gêne si je vous demande pourquoi vous êtes déménagée? » La question aussitôt posée, je regrette mes mots et hésite à lui demander de laisser tomber. Si ça me trotte dans la tête depuis son arrivée, je n’ai jamais osé le lui demander, et j’ai préféré ne pas le faire jusqu’à présent. Mais maintenant, après tout, c’est l’heure des présentations et d’apprendre à se connaître ou plutôt de repartir sur de nouvelles bases alors voilà, la question est posée. Elle ne me répondra peut-être pas ou inventera quelque chose à la limite. Peut-être que pour elle la question ne paraîtra pas indiscrète comme je la trouve, mais il faut dire que présentement j’ai l’impression de marcher sur des œufs avec elle. La belle Sarah va me rendre fou, dans le sens direct du terme. Je passe ma main libre dans mes cheveux, le bébé dans l’autre bras qui bouge un peu dans son sommeil. Mon regard croise celui de la belle blonde et je me sens mal puis je prends la parole. « Je ne sais pas si c’est une bonne idée, Sarah. Je me sens vraiment stupide. » Je fais allusion à son idée de tout recommencer à zéro, faire comme si on ne se connaissait même pas. Ça ne me semble pas logique, et je ne me sens toujours pas à l’aise. J’ai envie de lui poser toujours dix-mille questions, mais pas en faisant semblant que rien ne s’était passé.


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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Mar 8 Oct - 1:14

Alors que la demoiselle se présente comme si les deux jeunes gens ne s’étaient jamais vus auparavant, ce qui n’est pas du tout le cas, elle éprouve la sensation que ce qu’elle fait est vraiment étrange et complètement fou, que ça ne lui fera pas réellement oublier tout ce qui s’est passé entre eux avant, ni le côté pénible de l’homme installé si près d’elle. Ce n’est pas de fausses présentations qui effaceront un passé si houleux que le leur. Mais l’homme semble jouer le jeu alors la jeune femme n’ose pas y mettre un terme et se contente d’adresser un petit sourire au père célibataire qui lui fait face et qui poursuit sur sa lancé, lui présentant la ravissante petite Alejandra qui dort toujours paisiblement, comme si des forces supérieures lui indiquaient que malgré le bruit environnant, ce n’est absolument pas le moment de se réveiller.

«-  Elle est mignonne ! Et semble être une enfant très sage !»

Même si Sarah essaye de répondre d’un air enjoué, toute cette comédie lui semble absolument débile surtout qu’elle est presque quasiment sûre de ne pas pouvoir oublier ces sept mois écoulés, l’acharnement qu’il a eut à vouloir la séduire, à la suivre à chaque fois qu’elle sortait sur son balcon, à l’épier. La jeune femme sait très bien qu’elle ne pourra pas faire une croix sur ces souvenirs là. Mais elle peut faire comme si ? Non, peut-être pas. Elle ne sait pas. Mais c’est ce que son voisin semble désirer. Non ? ça aussi, la demoiselle ne sait pas vraiment. L’homme continue encore sur sa lancée, comme pour se persuader que le jeu de l’australienne est une bonne idée. Alors cette dernière souris encore une fois avant d’apporter une réponse à son interlocuteur.

«- Oh et bien… c’est un peu difficile, je suis très dépaysé c’est vrai. Mais si j’ai voulu quitter mon pays… j’avais mes raisons. Et de ce point de vu là, j’ai trouvé ici ce que je cherchais. Enfin je crois. Peut-être que je m’apercevrai un jour ou l’autre que ce n’est pas le cas mais le moment venu je verrai bien, j’imagine."

Peut-être que la jeune femme est trop pessimiste sur sa capacité à virer de bord de cette façon là avec le jeune homme mais d’un autre côté il lui faut bien faire au moins un essai. Peut-être que cela sera mieux tant pour elle que pour lui. C’est avec cette optique que la jolie blondinette se décide à poursuivre ce jeu qu’elle a elle-même plus ou moins commencé, même si c’est lui qui a au départ demandé s’ils pouvaient reprendre cette histoire de zéro. Une histoire sordide de voisinage. Semblable à aucune autre histoire du genre : Sarah n’en doute pas. Il n’y a sûrement aucune femme avant elle qui ait eut une histoire à ce point intrigante avec son voisin.

«- Oh et bien… disons que je voulais mettre de la distance entre certaines personnes et moi-même. Mais je ne tiens pas à en dire plus, je suis vraiment désolé. Disons… que nous ne nous connaissons pas assez pour que je vous parle de mon histoire dans les détails. Et puis cela ne vous intéresse sûrement pas. Vous me dîtes le contraire là maintenant. Mais si j‘acceptais de vous livrer ces secrets de mon existence, je suis certaine que vous ne tiendriez pas le même discours. Mais enfin, passons."

L’homme commence à redevenir le Manuel Casales que Sarah connait. Il se sent stupide. Elle-même se sent ridicule à mener cette expérience qui ne les conduira de toute façon nulle part. Alors que dire et que faire ? A part confesser qu’elle ressent exactement la même chose – ce qu’elle fait donc – en ce qui la concerne ? C’est l’une des premières fois que les deux parviennent à s’entendre d’ailleurs. Cela fait sourire la demoiselle. Mais c’est triste d’un autre côté. D’être à ce point mal à l’aise avec son voisin pour ne pas savoir comment lui parler, comment faire la paix avec lui, comment aller tout simplement de l’avant et oublier le passé caduque qu’ils ont eut, qu’ils ont écris ensembles.

Toute à ses réflexions, la jeune femme se lève pour marcher un peu et se dégourdir les jambes, réalisant que du coup, finalement, elle ne s’est presque pas baigné. Tant pis, une prochaine fois peut-être. Sûrement à vrai dire. Elle reviendra sûrement à la piscine un de ces quatre puisqu’elle adore la natation. Bref. Alors qu’elle va pour se retourner en direction de Manuel et reprendre la parole avec ce dernier, la demoiselle peut voir un enfant courir vers elle, poursuivit par son père ? L’enfant tombe, la blonde se précipite gentiment pour le rattraper et lui éviter de cogner la tête contre le sol. Les petites mains potelés attrapent le bas de la demoiselle qui n’arrive pas à rattraper le bambin et celui-ci en tombant tire à ce point fort que le vêtement glisse le long des cuisses de la demoiselle qui ne sait plus où se mettre devant le côté hyper gênant de l’instant. La voilà en string devant un inconnu. Et pire que d’être à moitié nu en plein jour devant un enfant et un homme que l’on ne connait pas – qui nous regarde un peu comme si l’on était une œuvre d’art – il y a le fait d’être à moitié nue devant le voisin qui nous court après depuis des mois. Et Manuel ne peut pas avoir manqué de voir les fesses rebondies de la demoiselle, sa chute de reins… Ses joues devenues écarlates, Sarah s’empresse de remonter son vêtement et de s’assurer qu’il restera bien en place. Mon dieu qu’elle honte. La blonde a l’impression que tout le monde a le regard rivé sur elle et sa mésaventure. C’est ce qui lui fait prendre ses jambes à son coup pour disparaitre de leur chant de vision. Mon dieu, elle n’osera plus jamais se montrer en public ! Mais au lieu de rejoindre son appartement, la belle se cache derrière un buisson pour ne voir personne. Qu’elle journée de merde décidément !


Dernière édition par Sarah Taylor le Mar 8 Oct - 6:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Mar 8 Oct - 5:49






pretty girls make graves
miserable at best

Mettre de la distance entre elle et certaines personnes. C’est ce qu’elle répond à ma question sur la raison de son départ de l’Australie. Je ne dis rien, mis bizarrement je trouve qu’elle a une habitude malsaine de s’éloigner des gens. Je ne sais pas ce qui s’est passé entre elle et ces certaines personnes, mais pour moi ce réflexe est quelque peu bizarre. On ne fuit pas son pays pour quelques personnes que l’on n’aime pas. On aurait rapidement fait le tour de la terre sans même avoir trouvé un endroit où s’installer, sinon. Mais bon, je suis qui pour juger? Encore une fois, je n’ai jamais été dans une telle situation et peut-être que la raison de partir était bonne et qu’elle a vécu un évènement plutôt grave par le passé. Le genre d’évènement que je ne connaîtrai jamais, sauf lorsque je sors des gens d’une maison qui sera ensuite classée comme zone sinistrée. J’ai été plutôt gâté en y repensant bien. Un parcours sans anicroche, et toutes mes frasques n’ont jamais été catégorisées comme « graves » alors j’ai pu agir comme un imbécile comme j’en avais envie. Aucune question à me poser, et pour ce qui était des gens qui me détestaient, je ne me suis jamais intéressé à eux, après tout la vie est trop courte pour se préoccuper de ces gens-là.
La belle ne semble pas le prendre trop mal lorsque je lui dis que l’idée de faire semblant que rien ne s’était passé n’est pas si bonne que ça. Elle ne fait que réfléchir sans dire un mot, et j’attends de voir ce qu’elle va bien me répondre. Réponse qui ne viendra pas, sauf si on peut considérer son léger sourire comme une réponse. Je souris puis elle se lève, faisant en sorte que mon sourire s’efface sur le coup. Est-ce qu’elle a décidé de partir, finalement? Qu’au fond, ça ne vaut pas la peine d’essayer et qu’il serait simplement mieux de faire comme je l’ai suggérer; faire comme si je n’existais pas?

Je n’aurai probablement jamais l’occasion de savoir, ou bien pas pour le moment. La belle blonde marche un peu devant moi et me fait languir, puis se retourne pour m’adresser la parole, me dire ce qu’elle pense vraiment faire. J’attends avec impatience lorsqu’on vient perturber le moment. Un petit garçon qui court s’approche de Sarah, ou plutôt tombe non loin d’elle. Elle en oublie aussitôt notre discussion. Enfin, ce qu’elle allait me dire surtout. La jolie blonde vole au secours de l’enfant, fait attention à ce qu’il ne se cogne pas la tête sur le sol. Je regarde la scène avec Alejandra qui dort sur moi et voit bien malgré moi le garçonnet qui tire sur le bas de la belle australienne. Et comme par hasard, le père jusqu’à présent absent vient d’apparaître pour venir chercher son fils qui pendant ce temps n’a pas cessé de tirer sur le vêtement de la demoiselle.
J’essaie de croire que ce n’est qu’une suite d’évènements hasardeux, tout comme je tente très fort de ne pas regarder en direction de ma voisine qui se retrouve soudainement en string devant les deux inconnus…et moi. C’est vrai que je pourrais très bien mater et profiter du spectacle, parce que bon je ne peux pas nier qu’elle a un corps magnifique, mais mon regard se pose surtout sur le grand imbécile et son fils, probablement un futur idiot comme son père à la façon dont il regarde la belle Sarah. D’ailleurs, celle-ci s’empresse de se rhabiller, rouge de honte. Je la regarde s’éclipser dans une cachette plutôt banale; les buissons. Le genre d’endroit où on se cache lorsqu’on est enfant, quoi. Le père et le fils regardent toujours en sa direction, espérant probablement un rappel du fameux spectacle et c’est à ce moment que je perds patience devant les deux imbéciles.

Je dépose Alejandra dans son siège, doucement, puis me lève pour m'approcher du grand crétin qui au fond n'est pas si grand que ça. À la manière d'un videur dans les clubs, je m'empresse de tasser l'homme du bras, l'éloignant du lieu du fameux incident. « C'est bon, le spectacle est fini, on dégage maintenant. » Je marmonne mes mots aux deux inconnus, pas très content d'avoir à leur dire moi-même de foutre le camp. Le père ne rechigne pas et emmène son fils avec lui dans la direction où ils semblaient aller avant de dénuder la belle blonde. D’ailleurs, celle-ci est toujours cachée derrière son buisson. Je regarde en sa direction, et j’hésite un instant à m’approcher d’elle. Après tout, lui dire que je n’ai rien vu serait un mensonge stupide, puisque n’importe qui l’aurait remarquée, même si ce n’était pas pour profiter de la vue. Je pèse le pour et le contre à aller la voir, et finalement je laisse tomber cette idée puisque je n’ai pas envie de débattre avec moi-même. Observant le bébé qui n’est pas loin de nous, je m’approche doucement du buisson, un peu gêné moi aussi. Je n’ai pas trop pensé à ce que j’allais lui dire en arrivant devant son buisson. Je reste à une légère distance pour qu’elle ne pense pas que je veuille la draguer encore ou pire, la harceler, et je passe une main dans mes cheveux pour ensuite jeter un œil à la petite fille qui se réveille dans son siège en bâillant. Mon regard se reporte à la belle blonde que je ne vois pas vraiment. « Je suis désolé pour ce qui vient d’arriver. Ce type et son fils, franchement, je sais pas quoi dire. » Ce que je viens de dire est particulièrement nul, surtout que je viens de carrément mettre la faute sur un enfant quand elle va probablement me dire que ce n’était qu’un accident. Je soupire avant de reprendre, un peu maladroitement. « Je veux dire, c’était probablement juste un accident, j’en ai aucune idée. » Je regarde le sol, puis le buisson avant de mettre mes mains dans mes poches et les retirer aussitôt. « Tu veux pas sortir s’il te plaît? Je vais faire comme si j’avais rien vu du tout, promis. » C’est pas comme si je m’étais vraiment attardé à elle, de toute façon. Mais ça, même si je lui disais, elle ne me croirait pas. Je cherche un endroit où m’appuyer, mais il n’y a rien et le banc où est Alejandra n’est pas assez près de l’arbuste pour que je puisse attendre que Sarah sorte de sa cachette.

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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Mar 8 Oct - 6:45

La demoiselle se sent parfaitement ridicule alors qu'elle pleure derrière son buisson. Oh bien sur elle n'est pas très pudique et n'est pas une sainte : la jeune femme a eut des aventures. Mais elle n'a pas pour autant forcement envie que l'on se souvienne d'elle comme d'une pauvre salope timbrée qui a comme goût de se faire voir par tout le monde. Même si Manuel, comme l'autre jeune père, a très bien vu que toute l'action n'est dût qu'à un fâcheux hasard, une malchance. Mais peut-être a-t-elle mérité que cela lui arrive, elle qui ne cesse de faire du mal à son pauvre voisin qui semble tant désirer ce dîner avec elle, qu’elle lui refuse sans arrêt, depuis toujours enfin, depuis qu’elle le connait soit depuis sept mois.

Toujours derrière ses buissons, Sarah essaye de réfléchir, d’analyser la situation, tout ce qui vient de se produire. Mon dieu, elle n’osera plus jamais se présenter devant Manuel c’est sûr ! Elle a trop honte pour accepter de le croiser de nouveau. Peut-être qu’elle fuira dès qu’il approchera, les joues rouges de honte. Mais à bien y réfléchir… y’a-t-il un jour où elle ne l’a pas fuit ? La blonde réalise pour de bon qu’elle fuit l’homme sans arrêt depuis sept mois. Et que de fait, il court toujours plus derrière elle. Si elle acceptait son invitation à dîner les choses seraient peut-être différentes. Peut-être qu’elle aurait la paix avec ça. Ou que comme il l’espère, elle aura envie de passer une autre soirée en sa compagnie mais de cela, la demoiselle en doute un peu. Pas que l’homme soit méchant bien sûr mais de ce qu’elle sait de lui… enfin de ce qu’elle croit savoir de lui, il n’est absolument pas le genre d’homme qu’il lui faut, pas le genre d’homme avec qui elle a envie de vivre. Parce que à la différence de sa pauvre mère, la blondinette n’a aucune espèce d’envie de passer toute son existence à pleurer, à se lamenter, sur les coups du destin et l’abandon de son époux, plus occupé à courir les filles de peu qui n’ont aucun scrupules à se taper des hommes mariés qu’à prendre soin de leur couple et soin d’elle, surtout.

En approchant de sa cachette, son voisin fait craquer une branche et la demoiselle redresse soudainement la tête, se préparant à voir surgir l’homme ou à au moins entendre le son de sa voix. Portant alors ses mains à son visage, la belle efface ses larmes d’un revers de sa main avant de renifler un bon coup, se préparant à affronter le jeune homme. Même si elle ne sait pas trop ce qu’ils pourraient bien avoir à se dire après ce qu’il vient de se passer et vu la couleur des joues de la demoiselle. Franchement, ne pense-t-il pas une seule seconde qu’elle a peut-être simplement envie d’être toute seule en cet instant où elle se sent si penaude de cet accident qui vient de se produire ? Décidément il ne cessera jamais de la poursuivre ? C’est la question que se pose Sarah alors que d’un côté elle a envie qu’il décampe à toute vitesse alors que d’un autre elle a envie qu’il reste. Comme si elle se doutait que le jeune homme allait la consoler ou lui remonter le moral malgré son côté un peu trop chiant qu’elle a tendance à toujours voir alors que Monsieur Casales a probablement beaucoup d’autres traits de caractère et plusieurs cordes à son arc : allez savoir.

«- Moi non plus…»

Voilà la seule réponse que la jeune femme apporte aux propos de l’homme. Parce que c’est vrai. Elle ne sait absolument pas quoi dire au sujet de ce qui vient de se produire. Elle se sent honteuse oui mais comment le dire. Et comment dépeindre le flot de tous les sentiments que la demoiselle ressent en cet instant ? Cette dernière n’en a aucune idée. A vrai dire Sarah ne sait trop de quoi elle a envie de parler ou de faire en cette seconde. Tout ce qu’elle sait c’est qu’elle souhaite ignorer tout cela, l’oublier, passer à autre chose. Mais d’expérience elle sait que ce n’est pas simple d’oublier quelque chose et elle en a eut la preuve un peu plus tôt en se sentant complètement ridicule à essayer de repartir de zéro et faire connaissance avec son voisin.

«- Oui ce n’est sûrement qu’un accident. A vrai dire je ne vois pas ce que cela pourrait être d’autre en fait.»

Non Sarah n’imagine pas une seule seconde qu’un homme puisse être à ce point bête et pervers pour envoyer son fils faire tomber des jupes et des pantalons, pour le simple plaisir ensuite de mater les petites culottes des filles. Franchement vu la petite trentaine du mec, il a passé l’âge pour ce genre de jeux débiles. Du moins la demoiselle espère que ce n’est pas le cas.

«- Non je ne veux pas sortir… Je ne sortirais plus jamais !»

Ce qui est complètement idiot puisqu’elle devra forcément sortir de ses buissons tôt ou tard, au moins pour pouvoir se nourrir sans quoi elle ne fera pas long feux. Mais sur le coup ce sont les seuls mots qui lui viennent à l’esprit. Refuser catégoriquement de quitter le cocon douillet que cette verdure lui semble être. Et puis finalement elle se redresse’ en bougonnant, les joues encore écarlates de ce qui est arrivé : il a promis de faire comme s’il n‘avait rien vu. Elle se doute que ce n’est pas vrai, que vu sa façon d’être il ne risque pas d’oublier de sitôt mais quelque part, elle avait besoin d’entendre ce genre de propos. Quoiqu’il en soit donc, le père et l’enfant ayant disparus, la jeune femme rejoint le banc sur lequel elle était assise un peu plus tôt avec son voisin et la voilà qui reprend place dessus, jetant un regard à la mignonne petite Alejandra qui se réveille en baillant, posant ensuite ses grands yeux bleus sombres – comme tout les yeux de bébés – sur la demoiselle, donnant l’air de l’interroger sur ce qui vient de se passer pendant son petit somme.
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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Mar 8 Oct - 9:36






pretty girls make graves
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Je crois entendre Sarah renifler, mais je me dis que je dois probablement rêver. Après tout, je ne pense pas qu’elle se soit caché derrière ce fameux buisson pour pleurer, sauf peut-être si elle a vraiment terriblement honte de ce qui s’est produit il y a quelques minutes. Ce qui est finalement probable, puisqu’elle semble tellement sérieuse et surtout plutôt facile à intimider. À ma demande de sortir de son buisson, elle sort des paroles que j’aurais plutôt entendues chez une petite fille, et je reste quelques secondes interloqué, sans savoir exactement quoi répondre à ce qu’elle m’a dit. J’imagine qu’elle me faisait une blague lorsqu’elle sort de sa cachette, puis en regardant son air un peu boudeur je n’en suis finalement plus si certain. Je ne peux pas m’empêcher de sourire, quand même un peu amusé de sa réaction que je trouve particulièrement enfantine venant de ma jolie voisine que j’ai l’habitude de voir ô combien sérieuse. Je la regarde marcher en direction du banc où elle était assise avant l’incident et je me demande si je dois moi aussi retourner m’assoir. Si je le fais, est-ce que la discussion pourra être un minimum normale? Je ne pense pas, malheureusement, avec ce malaise énorme entre nous qui planait déjà avant l’incident. J’observe le bébé qui regarde la grande blonde s’installer, elle ne semble pas comprendre ce qui se passe – comme d’habitude. J’hésite puis m’approche à mon tour. Après tout, même si je ne voulais pas, ma fille est quand même là et je ne peux quand même pas la laisser sur le banc. Je tente de ne pas trop regarder la belle australienne tout de même, j’ai peur de ce qu’elle pourrait penser. Peut-être qu’elle pourrait croire que je l’imagine encore en petite tenue, ce qui n’est pas le cas, vraiment.

Le plus délicatement possible, je m’installe sur le banc juste à côté d’elle, celui de tout à l’heure qui nous donnait une certaine distance. Je pense que c’est le moment idéal pour avoir cette distance, pour être franc. Elle doit probablement toujours penser que je suis aussi pire que l’autre homme qui était là et qui la fixait alors que son fils était présent, et si je peux lui prouver le contraire ce serait plutôt bien. Alejandra bouge un peu et tend les bras et je souris avant d’attraper le sac toujours sur le sol et de l’ouvrir à la recherche de son jouet que je lui tends. Aussitôt satisfaite, la petite est obnubilée par la petite peluche rose qu’elle tient fermement dans ses minuscules mains. Mon attention est entièrement portée vers elle, surtout parce que je n’ose pas trop regarder à nouveau Sarah. Puis je prends une grande respiration et me retourne vers la jeune femme qui a encore les yeux un peu bouffis des larmes qu’elle a visiblement versé derrière l’arbuste tout à l’heure. « Je te proposerais bien d’aller prendre un café pour parler un peu de tout ça et relaxer, mais je crois que j’ai eu ma dose de boisson chaude pour la journée, personnellement. » Je souris et essaies de détendre l’atmosphère, et en même temps je repense à mon torse qui heureusement ne fait plus vraiment mal, mais que je n’ai pu examiner pour constater l’intensité des dommages. De toute façon, elle est déjà pardonnée, même si tout à l’heure je l’ai carrément prise pour une folle. Je me sens un peu coupable d’ailleurs d’avoir osé la traiter ainsi. Après tout c’était un accident, ça aussi. Une suite d’accidents complètements surréalistes qui se sont enchaînés en une seule journée. Et nous ne sommes même pas en soirée. « C’est vraiment une journée ridicule. » Je laisse simplement tomber mes paroles en regardant par-dessus l’épaule de la jeune femme, même s’il n’y a absolument rien. Je me cale ensuite dans le banc inconfortable et entends la petite balbutier à côté de moi. Je jette un coup d’œil en sa direction puis pose une main sur mon front, poussant un très long soupire. Elle est toujours dans le portrait, pas question de se faire oublier celle-là.

« Écoute Sarah, je sais pas si tu veux encore discuter ou tu préfères retourner chez toi, mais la petite va probablement vouloir manger bientôt…Donc si tu veux venir boire un verre et discuter, j’ai aussi du jus. Au cas où tu penses encore que je veuille te violer ou un truc du genre. » Je termine mon discours à la blague, même si au fond il y a un peu de vrai. Je ne sais pas trop où elle a été pêcher son idée de viol, mais bon. Au moins elle pourra avoir la certitude que mon intention n’est pas mauvaise. Au contraire, je veux seulement être gentil et mettre un peu les choses au clair – comme nous étions censés le faire il y a presque une heure en fait, mais un léger contretemps nous a malheureusement interrompu.« Mais si tu préfères rentrer chez toi ou retourner à tes occupations, je te retiens pas. On pourra parler un autre jour après tout. » Ouais, c’est sûr, mais aujourd’hui j’en crève d’envie et j’aimerais bien passer au moins une heure avec la jeune femme sans m’engueuler aujourd’hui. Alejandra gigote et rit à côté de moi en jouant avec son fameux éléphant, et j’espère bien qu’elle m’encourage un peu au lieu de se moquer de moi, cette fois-ci.


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Dernière édition par Manuel Casales le Mar 8 Oct - 17:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Mar 8 Oct - 10:24

La jeune femme s’installe sur son banc malgré l’inconfort total de la position. C’est clair qu’il y a mieux qu’un banc pour prendre place mais bon. La demoiselle n’a pas envie de rentrer tout de suite chez elle : elle préfère largement profiter encore un peu de l’air pur de l’extérieur. Même si les récents évènements la gênent encore beaucoup, vis-à-vis de Manuel qui, elle l’espère de tout son cœur, n’est pas en train de l’imaginer encore en petite tenue. Mon dieu, elle va songer à cela pendant des années et songer à chaque instant que son voisin la voit encore presque nue, comme elle l’a été un peu plus tôt. D’ailleurs le regard de la demoiselle se fait fuyant pour ne pas croiser celui du jeune homme installé si près d’elle, sur le banc non-loin où il était déjà installé un peu plus tôt, tout près de sa petite fille, que Sarah a très envie de voir – parce que l’australienne adore profondément la fillette qui le lui rend vraiment bien, de ce que la blondinette a put remarquer. Sauf que… cela impliquerait de se rapprocher de son voisin. Et la blonde n’est pas encore prête à ça. Pas avec ce qu’il vient de voir. D’ailleurs les joues de la demoiselle se colorent d’un rose se rapprochant davantage de l’écarlate que du rose poudré.

L’homme propose d’aller prendre un café et pour une fois, la demoiselle aurait presque envie d’accepter. Sauf que boire un café avec le son voisin implique en théorie de le regarder et potentiellement de croiser son regard. Et l’homme ne semble pas avoir très envie de boire un café. Il faut dire que le pauvre homme a reçut celui de la jeune femme sur ses vêtements, ce qui peut considérablement refroidir. Ou dans le cas présent, de réchauffer. Parce que la boisson caféinée était bien brûlante quand l’homme l’avait reçut sur la chemise. Et le voilà partit à dire que la journée est vraiment une journée ridicule. Ce n’est pas faut : si tout a bien commencé on ne peut pas dire que ce soit toujours le cas maintenant. Et Sarah se sent terriblement idiote de ce qui est arrivé. Mais soit. De toute façon elle ne peut pas revenir en arrière pour modifier le passé et elle ne peut pas non plus effacer la mémoire du jeune homme. Même si elle adorerait pouvoir le faire. Ainsi que supprimer les mémoires du père et de son fils, responsable par accident de tout ce qui est arrivé.

«- Dommage… Parce que j’aurais dis oui, pour le café.» avoue finalement la demoiselle en craignant quelque peu de se faire envoyer sur les roses vu le nombre de fois où le jeune homme a eut à essuyer ses refus : elle pourrait comprendre qu’il veuille lui renvoyer la monnaie de sa pièce. Même si le moment pour le faire serait fortement mal choisit. Parce que clairement ce n’est pas le bon jour pour chercher des noises à la belle australienne qui pourrait rapidement partir au quart de tour. Ou se braquer et ne vraiment plus jamais accepter aucun rendez-vous avec le jeune homme.

Au lieu de se faire envoyer « voir ailleurs si le jeune homme y est », la demoiselle se voit inviter à discuter et à boire un verre chez lui en raison du fait que la petite va bientôt réclamer son repas. Du coup la blondinette se met à espérer que le jeune papa acceptera de la laisser donner la béqué à l’enfant complice. Mais la remarque désobligeante qu’il lui fait manque, à une seconde prêt, de faire que la jeune femme refuse cette nouvelle invitation. Il l’a prend pour qui ou pour quoi, au juste ? Sérieusement ? La demoiselle est peinée qu’il puisse tant mal penser à son sujet !

«- Euh… tu veux bien éventuellement me rafraichir la mémoire en me rappelant à quel moment de mon existence j’ai eut pour idée saugrenue de dire que tu voulais abuser de moi ? Non parce que je ne me souviens pas d’avoir dit une connerie à ce point plus grosse que moi. J’ai refusé tes rendez-vous, je t’ai accusé d’être un coureur de jupon, mais je n’ai certainement jamais dit que tu étais un violeur ! Il faudrait te calmer !»

Les sourcils braqués en accent circonflexe, la jeune femme fixe son regard sur le visage de l’homme installé sur le banc à côté d’elle, attendant que ce dernier veuille bien lui accorder une réponse qu’elle a l’impression de mériter largement. Parce qu’elle ne voit pas du tout de quoi il veut parler. De quel moment de leur existence il est question dans cette accusation. Son cœur bat la chamade. Pourquoi raconte-t-il des sottises de ce genre ? Sarah peine à comprendre les raisons qu’il peut bien avoir pour agir de la sorte. Et le voilà qui – du coup – lui indique que si elle préfère rentrer chez elle il ne la retient pas. Sur le coup il est vrai que c’est cette envie là qui se jette sur elle. Et si elle ne se retenait pas elle prendrait son sac, le passerait par-dessus son épaule et astalavista. Ouai, quelque chose dans ce genre : les expressions espagnoles, la demoiselle ne les maitrise pas encore. Bref.

«- Non ça va. Je veux bien le prendre ce verre. Mais à la condition que tu me promettes de ne plus jamais raconter ce genre d’inepties à mon sujet. Parce que je n’ai jamais dis un truc pareil. Et je suis même peinée que tu dise des choses pareilles à mon sujet… Même si je dois avouer que… j’ai cru les ragots et… j’ai probablement crû des choses fausses sur toi ou vrais en partie seulement et… bref. Je n’aurai pas dût, peut-être. Je ne sais pas trop encore mais… Je comprend que si tel a été le cas tu puisses t’être sentit peinée de m’entendre dire certaines choses qui n’étaient pas tout à fait vrai, voire pas du tout, et j’en suis… profondément désolé. »


Dernière édition par Sarah Taylor le Mer 16 Oct - 4:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Mar 8 Oct - 17:37






pretty girls make graves
one step closer but still so far away

Tout commençait à aller parfaitement bien, même que j’ai cru pendant un instant qu’elle était soudainement à l'aise et qu’elle allait accepter. On dirait finalement que ce n’était qu’une simple question de temps avant que la bombe n’explose, par contre. Probablement le temps de chercher dans ses souvenirs le moment où elle m’aurait accusé d’être un déviant sexuel. Il est vrai que j’ai pas mal exagéré là-dessus, mais lorsqu’elle me parlait tout à l’heure que j’étais toujours là, la harcelant pratiquement, pour moi c’était plutôt tentant de blaguer un peu. Même si bon, prétendre qu’elle m’aurait accusé d’être un violeur n’est pas vraiment la blague du siècle, faut l’avouer. Je l’écoute éclater et tenter de s’expliquer et de se défendre contre mon accusation et je retiens un sourire qui ajouterait bien évidemment de l’huile sur le feu. Les sourcils arqués, son regard est noir et elle semble furieuse contre moi. Je me force pour ne pas rire alors qu’elle attend probablement des explications de ma part. Je me mords la lèvre inférieure et tente de reprendre mon sérieux. « Bon, ok, j’ai exagéré je m’excuse. C’est juste que comme tu me disais que je te harcelais, tout à l’heure, j’ai pensé que tu comprendrais que j’étais pas sérieux. Je suis désolé, je voulais pas t’offenser, c’était juste une blague nulle. » Et quand je dis nulle, c’est un euphémisme. La pauvre Sarah ne comprend visiblement toujours pas mon humour pourri, ne le comprendra probablement jamais, personne ne s’y est vraiment habitué même après des années. Peut-être que je devrais attendre avant de la traumatiser, histoire de ne pas la faire fuir tout de suite alors que j’ai peut-être enfin réussi à établir le contact. Il faut bien admettre que le fait qu’elle ne se soit pas sauvée en courant aujourd’hui est déjà un miracle.

Je m’attends à ce qu’elle décide de se sauver en courant, puisque je l’ai visiblement vexée. Alors j’attends un peu et je l’observe, mais elle semble vouloir rester, finalement. Et justement, elle brise le silence et m’annonce qu’effectivement, elle veut bien aller prendre un verre chez moi. J’ai l’impression d’avoir gagné à la loterie en ce moment, et mon cœur bat la chamade. Alejandra rigole à côté de moi et je la regarde quelques secondes avant de me retourner vers Sarah qui fait un petit mea culpa à propos de tout ce qu’elle a cru et ce qu’elle n’aurait pas dû croire.  Je l’écoute même si au fond je me demande bien si elle est vraiment sincère ou si elle ne dit pas cela simplement pour me faire plaisir parce qu’au fond, elle est probablement toujours aussi persuadée que je suis le salaud qui couche avec la première fille décente qu’il peut trouver. Je ne peux pas la blâmer, après tout il y a une légère partie de vérité là-dedans. Sauf que même si je me suis calmé, j’ai encore l’étiquette de collée sur moi. Ses excuses ne me font donc pas grand-chose, puisque je doute tout de même un peu qu’elles soient véritables. « Tu sais, je peux pas t’empêcher d’écouter les ragots… Et pour ce qui est des choses désagréables que tu m’as dit, c’est pas grave, à la longue je ne les entends même plus. » Je lui adresse un large sourire, et j’espère bien que cette fois-ci elle ne sera pas vexée de mes paroles puisqu’après tout, elle sait parfaitement que c’est la vérité et que le nombre de critiques à mon égard est devenu quasi-incalculable.

Il faudrait tout de même que j’arrête de me moquer et de rire, au cas où elle déciderait de laisser tomber parce qu’elle me trouverait agaçant ou immature. Je ne sais toujours pas sur quel pied danser avec elle, après tout. L’analyse de la personnalité de mademoiselle Taylor n’est pas tout à fait au point, il faut dire qu’elle semble être excessivement complexe comme jeune femme. Alors je me redresse et me lève du banc inconfortable, faisant une grimace en même temps. Mon torse recommence à faire un peu mal, mais mon dos, lui, n’a pas trouvé très agréable la position dans laquelle je l’avais placé. Je regarde la petite fille qui met son jouet dans sa bouche et je pose mon regard vers la jeune femme pas très loin de moi et réfléchis quelques secondes. « Donc, est-ce que tu es prête à partir? Parce qu’après sa peluche je pense que ce sera toi ou moi qu’elle va dévorer. » Je fais une moue parce que je ne me rappelle même plus si j’ai préparé des plats pour la petite. J’ai toujours les petits pots d’urgence, ceux que j’achète au supermarché, mais je préfère les faire moi-même, pour avoir goûté moi-même à ceux du supermarché qui ont ce petit arrière-goût plutôt désagréable et j’ai de la difficulté à me résoudre qu’elle puisse manger ces horreurs. Tout en réfléchissant à la nourriture que j’ai et que je n’ai pas pour la petite, j’attache celle-ci dans son siège, ce qui ne semble pas faire son plus grand bonheur. J’attrape la poignée du petit banc et mets le sac avec tout l’attirail – qui n’a pas servi à grand-chose – sur mon épaule. Me retournant vers la jeune femme après avoir terminé de préparer mes affaires, je regarde si elle est prête. J’espère bien, puisque si j’ai eu le temps de me préparer avec un bébé, elle devrait être capable d’attraper un simple sac!

« Donc, voilà, j’imagine que tu connais le chemin, puisque tu vis à côté. » Je souris légèrement et lui ouvre la porte qui mène au couloir vers l’escalier. Je ne sais pas exactement dans quoi je m’embarque et si en général j’aurais profité du fait qu’elle passe devant moi pour lui admirer les fesses, je regarde sa chevelure blonde. Faut croire que j’ai été satisfait inconsciemment avec le petit strip-tease non volontaire de tout à l’heure. Le trajet dans les marches se fait silencieusement et je prie pour qu’elle ne tombe pas dans l’escalier, après tout, la journée a déjà tellement mal commencé qu’on ne sait jamais ce qu’elle pourrait bien nous réserver pour la suite. Heureusement, elle ne semble pas perdre pied et je suis rassuré de la voir atteindre le plancher. Et de l’atteindre moi aussi, puisque même si le sac et le bébé ne sont pas nécessairement lourds, c’est tout de même un peu encombrant de se promener ainsi. Et sans compter la peur de blesser la petite en faisant un faux-mouvement. Je regarde la belle australienne à côté de moi et murmure, sans savoir pourquoi d’ailleurs. « Je sais que tu vas trouver ça un peu bizarre comme question, mais est-ce que tu peux regarder dans la pochette sur le côté du sac et prendre la clé pour déverrouiller la porte? » J’ai l’impression de lui demander quelque chose de vraiment compliqué, et je me sens plutôt ridicule. « Laisse tomber, je vais le faire. » Je dépose le siège pour bébé et ouvre la pochette avec moins de difficulté que j’en aurais eu plus tôt, puis déverrouille la porte du logement. Je suis plutôt heureux d’avoir fait le ménage cette semaine, finalement, et que l’appartement semble habité par un humain. J’entre et allume les lumières en vitesse avant de laisser entrer la demoiselle.

Je tente de faire plusieurs choses en même temps, détachant la petite de son lit de transport. Elle bouge et semble plutôt heureuse d’être enfin arrivée, et aussitôt dans mes bras elle me fait sentir qu’elle préfèrerait nettement aller sur le sol. Je regarde Sarah qui vient d’entrer, serrant toujours Alejandra qui se débat. « Donc voilà, c’est chez moi…Je vais juste aller chercher son tapis de jeu et je reviens, ok? » Je grimace alors que les petites mains m’attrapent les cheveux, et me dirige rapidement vers ma chambre à la recherche du fameux tapis que j’ai laissé sur le lit tout à l’heure. L’attrapant vivement, je retourne ensuite voir la jeune femme, me sentant parfaitement nul de l’inviter comme ça à l’improviste. Il faut dire qu’avec la petite, ce n’est pas vraiment évident et j’espère qu’elle va le comprendre, mais tout de même, courir partout comme ça, j’imagine qu’elle a déjà vu mieux. La petite fait encore des siennes et attend de pouvoir aller sur le sol, alors je soupire et hésite en jetant un coup d’œil à l’australienne. « Je sais que t’as pas vraiment signé pour ça, mais est-ce que tu pourrais la tenir, juste le temps que je puisse arranger son tapis et sortir ses trucs du sac? » Je la regarde, un peu découragé en fait. Je ne lui ai pas demandé de venir ici pour faire du babysitting, mais plutôt pour boire un verre dans le calme. Et pour l’instant avec la petite qui crie avec les bras pointant en direction du sol, on est encore bien loin du calme.


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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Mer 9 Oct - 9:47

«- Très nulle.» fait remarquer la jeune femme alors que son interlocuteur a déjà reconnu ses tords dans cette histoire. Comme si elle ne voulait pas laisser son voisin avoir le dernier mot, ce qui est un peu le cas à vrai dire. Mais il est vrai que comme il vient de le dire, il l’a offensé en l’accusant ainsi à tord, même si la demoiselle comprend tout à fait qu’il ait put interpréter ses propos comme un reproche d’être un taré. Oui bon, c’est vrai qu’elle l’a à moitié dit en signalant qu’il l’a harcelait. Mais elle n’est pas allée jusqu’à dire ce qu’il l’a accusé d’avoir dit. Bref, puisqu’il s’excuse l’affaire est close et Sarah essaye de ne plus y penser : ça vaudra mieux. Surtout pour son interlocuteur à vrai dire.

Encore une vanne pourrie. Évidemment que la demoiselle connait le chemin menant à la demeure du jeune homme puisqu'il est son voisin. Bref. Elle préfère ne rien dire au jeune homme et passe son sac par dessus son épaule pour gagner la demeure de ce dernier qui lui emboite le pas, portant la petite et le gros paquet d'affaires qu'il avait pris avec lui. Tout ça pour aller à la piscine : on est vraiment chargé quand on a un enfant. Sarah s'en rend davantage compte qu'autrefois. Et c’est peut-être à cause de l’encombrement que tout ceci représente que le jeune homme semble aller lentement aux yeux de la demoiselle qui le précède à grandes enjambées. Elle parvient au bâtiment bien avant lui et commence à monter, s’arrêtant devant la porte de l’appartement du jeune homme pour attendre que ce dernier la rejoigne. Comme il lui demande de chercher quelque chose dans une poche, la demoiselle va pour s’exécuter. Mais comme il change de décision à la dernière minute, la jeune femme le laisse se débrouiller tout seul.

Rentrant dans l’appartement la belle australienne commence à regarder un peu partout, surprise par l’ordre qui règne dans la demeure. Pour une maison de père célibataire, c’est quand même vachement surprenant et la blondinette ne s’attendait absolument pas à ça. Et les mots du jeune homme la font un peu sursauter alors qu’il parle d’aller chercher le tapis de la petite. La jeune femme n’a pas le temps de proposer de prendre l’enfant pendant qu’il fait ça que l’homme est déjà partit chercher le fameux objet. Alors la demoiselle attend plantée dans l’entrée, que le jeune homme l’invite à s’asseoir. Et quand il revient c’est pour lui donner l’enfant afin de pouvoir installer le tapis.

La petite demoiselle qui semble pressée de rejoindre le sol se calme immédiatement quand Sarah la prend dans ses bras et en souriant, la jeune femme tire la langue au papa pour que ce dernier prenne un peu conscience de la suprématie du pouvoir de sa voisine sur sa fille. Parce que c’est drôle aux yeux de la demoiselle. L’enfant toujours dans les bras, Sarah prend place dans le fauteuil lorsque Manuel l’invite à le faire. Puis comme il lui propose un coup à boire – en même temps c’est pour boire un verre qu’ils sont là non ? – la demoiselle accepte et prend un verre de jus de fruit. Faisons genre que l’on est une fille vraiment sage.

La demoiselle porte son verre à ses lèvres et boit une gorgée de sa boisson après avoir posé la petite Alejandra sur le tapis installé par son papa, sur laquelle le bébé commence à s’amuser un petit peu avant de finalement revenir en direction de sa super amie pour quémander et essaye finalement de grimper sur ses jambes en riant. Pour empêcher l’enfant de tomber, la jolie voisine l’aide et glisse ses bras autour du petit corps après avoir reposé son verre sur la table.

Le silence s’installe entre les deux jeunes gens et Sarah ne sait pas trop quoi dire, alors elle se contente de s’occuper de la petite fille en cherchant quoi dire sans pour autant y parvenir. Les risettes de la petite Alejandra sont les seuls bruits qui comblent le manque de fond sonore de l’appartement.

«- Et euh… c’est pas mal chez toi. Très très bien rangé, je ne m’attendais pas à ça je dois t’avouer… »


Dernière édition par Sarah Taylor le Mer 16 Oct - 4:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Ven 11 Oct - 5:31






pretty girls make graves
chasing tails

Juste comme Sarah prend la petite dans ses bras, celle-ci cesse de se plaindre. Je regarde la scène d’un air hébété, ne comprenant pas pourquoi la belle blonde a autant de pouvoir sur ma fille. Quoique, je n’ai pas vraiment à me poser la question. Si elle réussi à me rendre dingue, elle doit avoir ce talent naturel avec pas mal n’importe qui. Je chasse l’idée de ma tête et réponds à son compliment. « Ah, merci…J’ai pas vraiment trop le choix avec la petite, comme elle se promène par terre. J’ai pas trop envie qu’elle se blesse… » J’aurais pu simplement la remercier sans me justifier. J’ai aussi omis de lui dire qu’à l’habitude, l’appartement est un véritable fouillis. Je ne veux quand même pas faire mauvaise impression, même si c’est déjà fait depuis longtemps. Je me dirige vers le frigo et sers le jus de fruits à la demoiselle. Je vois bien qu'elle a opté pour quelque chose sans alcool et j’hésite à faire de même. Je me sers donc un verre d’eau, choix vraiment banal mais qui ne me fera pas passer pour un alcoolique aux yeux de l’australienne. En refermant la porte, la machine à café me fait rappeler mon t-shirt à changer et la brûlure à inspecter, bien que je me doute qu’elle ne soit pas si dramatique finalement. Mon regard croise les yeux de Sarah qui a encore Alejandra dans les bras et je me sens terriblement mal à l’aise soudainement – encore. M’éclipser à nouveau pour aller changer de t-shirt? Oui mais en même temps, j’ai quand même eu une tasse de thé pleine sur celui-ci. Et ça me permettrai de constater l’étendue des dégâts. Je passe une main dans mes cheveux et bredouille, hésitant. « Je vais aller changer de t-shirt si ça ne t’embête pas trop…Et regarder en même temps pour la brûlure de tout à l’heure…Je suis juste à côté. » Je pointe la chambre qui est effectivement juste en face de la salle à manger, tout comme la salle de bain. Je regarde à nouveau la jeune femme comme si j’attendais sa permission, et je me dirige vers la chambre d’un pas rapide que je tente de rendre le plus naturel possible.

Je ne prends même pas la peine de refermer la porte, après tout la jeune femme a la petite dans les bras et je ne pense pas que Sarah soit du genre à mater au travers des portes ouvertes. Je jette le t-shirt sec qui semble avoir une légère odeur de thé, maintenant, et constate au travers du miroir du placard l’énorme tache rouge sur mon torse. Je soupire, marmonne un juron, puis attrape un t-shirt blanc et propre dans un tiroir. Le serrant très fort dans ma main, un peu fâché de la situation, je file vers la salle de bain sans même prendre le temps de regarder ma voisine et ma fille. J’imagine qu’elles doivent plutôt bien s’amuser ces deux-là de toute façon. J’ouvre l’armoire de la pharmacie et me mets à chercher pour le pot de crème qui n’est pas en vue. Je fouille, faisant tomber tout le contenu d’une étagère dans l’évier. Au moins, comme ça, je trouve finalement le pot que je cherchais. Je remets tout en place maladroitement en me jurant d’arranger ça plus tard – ce que je ne ferai probablement pas – et me mets à étendre rapidement la crème en grimaçant. Je finis par mettre le t-shirt et retourner à la salle à manger, enfin, et je prends une longue gorgée de mon verre d’eau. « Désolé, petit problème technique. » Je souris légèrement, regardant la petite qui semble parfaitement heureuse là où elle est. Je soupire et retourne à la cuisine, puis ouvre à nouveau le frigo, espérant y trouver quelque chose que je lui ai fait cette semaine. Et ne trouvant rien sauf un pot de sauce, j’ai soudainement une idée de génie. « J’espère qu’elle va continuer à sourire comme ça en tout cas…Ça va me donner un peu de temps pour préparer son repas. » Je souris à nouveau, regardant tour à tour la petite et la magnifique blonde qui s’est enfin décidée à accepter de venir chez moi. Je me penche devant l’armoire juste à côté du four et fouille à la recherche d’une casserole. Remplissant celle-ci d’eau, je la pose pour faire bouillir, me laissant un moment de répit. Je me sens mal en regardant Sarah et me passe une main dans les cheveux avant de m’approcher d’elle, gardant tout de même une certaine distance pour ne pas la rendre mal à l’aise. « Je me sens vraiment mal, je t’invite ici pour qu’on parle et tout ce que je fais c’est courir partout et t’ignorer. » Je reste debout, même si j’ai envie de m’assoir devant elle pour parler. Seulement je dois surveiller l’eau et éventuellement les pâtes que je vais y mettre. C’est vraiment le bordel, et je ne parle pas du ménage.

Les pâtes bouillent finalement et je suis planqué derrière la cuisinière à les faire cuire convenablement pour la petite. Même si j’aime bien la cuisine, présentement je m’emmerde pas mal et je préfèrerais grandement avoir un petit pot préparé. Seulement je ne peux pas me résoudre à lui faire manger une atrocité pareille juste parce que la voisine est ici. Alors je fais cuire des foutus spaghettis en sortant le mixeur et en faisant réchauffer la sauce tomate et fromage express pour bébé qu’elle bouffe autant qu’elle m’en envoie au visage. Sympa, Sarah va assister au spectacle en plus. La petite assiette est finalement prête et j’attends seulement la sauce. Je parle un peu fort à la demoiselle au travers le petit muret qui nous sépare, pour être certain qu’elle m’entende. « Tu peux me rendre un service? Enfin…Un autre service? Dans la chambre, il  y a une petite armoire avec les affaires de la petite. Il devrait y avoir au moins deux ou trois bavoirs qui sont propres, tu peux aller en chercher un? Tu peux laisser la petite par terre si tu n’es pas certaine pour la promener. Et si tu veux pas aller dans la chambre, est-ce que tu peux seulement t’occuper de surveiller la sauce pour moi? » Je n’ai plus trop d’assurance depuis le début de la journée, et j’ai peur de la vexer en lui demandant d’aller dans la chambre – qui en même temps est la mienne. Je ne veux pas qu’elle se fasse des idées, et puis la petite est là, sans surveillance. Je ne comprends toujours pas comment les couples arrivent à avoir une vie sexuelle avec des enfants. Peut-être est-ce parce qu’ils sont deux. C’est vrai que c’est plus facile, je suppose. Je regarde la belle blonde devant moi, je me demande comment elle va réagir. Peut-être que je vais me prendre une claque, elle me dira peut-être aussi qu’elle n’est pas ma servante. Peut-être aussi qu’elle ne réagira pas trop mal. Je prie pour cette option.


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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Ven 11 Oct - 10:38

«- Oui je comprends.» se contente de répondre Sarah, un peu ennuyée par cette manie que le jeune homme a de chercher à s’expliquer, à justifier ses actes et ses manières de faire. L’appartement est bien rangé merci point. Pas besoin de raconter que c’est à cause de la petite, d’autant plus que la blondinette s’en doute. Et même si la confession est touchante elle n’en est pas moins redondante. Aussi l’australienne préfère jouer avec l’enfant, se désintéressant du jeune homme. Comment voler la vedette à papa en trois leçons, par la ravissante petite Alejandra qui il faut bien le dire a plus de succès que son père auprès de leur voisine. Il parait que c’est toujours plus facile pour les bébés, de se faire aimer. De grands yeux bleus, ronds, quelques cheveux sur le caillou, des joues dodues et des petites risettes. Comment ne pas sentir son cœur transporté, lorsque l’on porte son attention sur un être si fragile et si chétif ? Sarah ne pourrait sûrement jamais ne pas aimer un bébé. La chose lui semble totalement improbable. Même si elle ne veut pas être sérieusement avec une personne, même si la belle a peur de s’engager, elle adore les bébés. Et si la vie pouvait lui en offrir un, la jeune femme en serait plus que ravie.

Manuel n’est guère préoccupé par la présence de sa voisine dans sa demeure. Lui qui a tant voulu l’inviter, voilà qu’il court de la cuisiner à la chambre à coucher pour pouvoir se changer, avant de retourner près des fourneaux pour préparer une tambouille pour l’enfant. Sarah ne sait guère trop à quoi s’attendre : bataille de purée ou enfant sage qui ne crache pas partout ? Vu ce que lui en dit toujours l’homme, sûrement que la petite Alejandra aime repeindre les murs et aussi les robes. Mais peut-être que si c’est l’Australienne qui la fait manger, l’enfant se tiendra plus tranquille ? C’est l’idée qui traverse l’esprit de la jeune femme alors qu’elle se rappelle que l’enfant s’est immédiatement assagit en passant des bras de papa à ceux de la voisine. Un sourire se dessine sur le visage de la cheffe de marque, avant de s’évanouir aussitôt en pensant que tout cela n’est pas très sain et qu’il ne faudrait pas que la petite fille la prenne pour sa maman. Sinon elle en souffrirait tôt ou tard, puisque ce n’est absolument pas le lien qui les unis toutes deux.

Comme l’homme demande un service à sa voisine celle-ci se redresse et se dirige vers la chambre l’enfant au bras, pour prendre un bavoir. Puis elle installe la petite fille dans la chaise haute et attache le petit linge pour protéger ses vêtements avant de se rasseoir, jouant avec le bébé qui attend impatiemment que son dîner lui soit servit. Une délicieuse odeur remplit la cuisine et Sarah est heureuse de voir l’homme cuisiner pour son enfant au lieu de s’en remettre à un petit pot tout près ; Cela montre bien qu’il aime cette gosse malgré tout ce qu’il en dit et Sarah apprécie cela.

«- Tu veux bien me laisser essayer de la faire manger ?» interroge la jeune femme qui, calculatrice sur ce coup, adresse son plus beau sourire à l’homme installé à ses côtés pour accompagner sa requête et ainsi inciter la réponse de l’homme. Comme elle se sait dotée d’un certain pouvoir de séduction sur lui, la blondinette n’hésite pas à s’en servir pour parvenir à ses fins cette fois et ce même si l’idée de manipuler son petit monde ne lui est absolument pas agréable.

L’assiette dans une main, la cuillère dans l’autre, Sarah entreprend le service et porte petite cuillerée après petite cuillerée aux lèvres de la petite fille qui s’empresse de tout engloutir avec gourmandise, sans trop s’en mettre partout. Comme si la voisine avait une espèce de don avec les bébés, un don qui repousserait les crachat à la figure, les mains qui catapultent l’assiette et autres désagrément nutritionnels auxquels tout les parent sont finalement habitués, à l’usure. Au lieu de cela Alejandra se montre sage et se contente de sourire entre deux béquée, attendant parfois la bouche grande ouverte que Sarah se décide à lui donner sa cuillerée, ce qui ne manque pas d’amuser et même de faire rire la blonde qui ne pense plus à son verre de jus de fruit qui attend, installé sur la table.

La complicité entre Sarah et Alejandra est évidente et quelque part, la cheffe de marque se sent très attachée à cette petite fille même si, elle le sait bien, elle ne devrait pas, compte tenu du fait que ses rapports avec son voisin ne sont pas toujours au beau fixe, ce qui risque parfois de la priver de l’enfant. Et de priver le bébé aussi, quelque part.
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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Dim 13 Oct - 17:43






pretty girls make graves
think positive

Il faudrait peut-être que je cesse de penser aussi négativement aux réactions possibles de la jeune femme. Je stresse pour rien et m’invente des scénarios catastrophiques qui n’auront probablement pas lieu, alors qu’à l’habitude je laisse les choses aller et si un problème se présente, j’y fais face sans vraiment me casser la tête. Seulement, là, c’est différent. C’est ma dernière chance avec Sarah, si c’est une chance, bien sûr. Peut-être qu’elle ne le voit pas comme ça, après tout. Je recommence encore à m’imaginer des choses. Bien évidemment que c’est pour me donner une dernière chance de me rattraper. Sinon elle ne serait pas là, aurait monté les marches de son appartement à toute vitesse avant de s’y enfermer et de ne plus jamais m’adresser la parole. J’observe la belle blonde qui se dirige vers ma chambre – enfin, celle d’Alejandra aussi – avec la petite dans les bras. Elle n’a pas dit un mot, aucune protestation. Le bébé dans ses bras reste aussi bien calme, comme obnubilé par elle. Ma voisine a certainement quelque chose de spécial, puisque même ma fille semble visiblement aussi sous son charme. Je souris légèrement à cette pensée, terminant le repas du bébé avant de verser les spaghettis broyés dans un bol et d’y déposer la cuillère. J’entends la jeune femme revenir, la petite toujours dans les bras qui me jette un regard, tout sourire. Sarah installe le bébé dans sa chaise haute avant même que je n’aie le temps de protester.

Je m’approche pour déposer le bol et m’assoir devant Alejandra pour la faire manger. Elle ne fait pas tant de dégâts que ça, en fait. Sauf lorsqu’on lui laisse l’autorisation de se débrouiller seule. Alors que je m’apprête à m’installer, Sarah me demande si elle peut la faire manger, un large sourire aux lèvres. Je ne sais pas comment elle le fait, mais de cette façon, j’imagine qu’elle doit savoir qu’elle pourrait faire n’importe quoi et je ne dirais même pas un mot. « Oui, bien sûr, pourquoi tu ne pourrais pas? » Je souris à mon tour et passe une main dans mes cheveux. Je lui tends finalement le bol et la cuillère et regarde ailleurs le temps d’un instant. Puis je pose à nouveau mon regard sur la belle blonde et la petite, qui semble plutôt apprécier son repas. Ou plutôt est-ce parce que c’est Sarah qui le lui donne? Ça pourrait être une option plausible. Après tout, jusqu’à présent elle semble l’adorer. Et j’ai l’impression que ma voisine ne la déteste pas non plus. Malheureusement, contrairement à ce que les gens disent, les bébés ne jouent pas nécessairement toujours en la faveur des pères célibataires. Au contraire, parfois les jolies jeunes femmes s’intéressent mille fois plus aux bébés. Je détache mes yeux de la demoiselle bien occupée à nourrir la fillette et je vais nettoyer la cuisine, même s’il n’y a pas grand-chose à laver. Pour une fois j’aurais bien aimé le contraire, ça m’aurait occupé et m’aurait donné une raison d’aller voir ailleurs. J’aperçois mon verre d’eau et vide d’un trait ce qu’il en reste, puis vois le verre de jus de fruits de Sarah qu’elle a abandonné au détriment de la petite. Je le prends et l’emmène avec moi en me dirigeant d’un pas lent vers la chaise haute, où Alejandra semble avoir visiblement terminé de manger. Je dépose le jus de fruits sur la table tout près et me penche un peu pour détacher la petite, débarrassant le bol que je pose aussi sur la table. En regardant la petite blondinette qui bouge lentement avant de poser sa tête sur mon épaule en somnolant, je souris, amusé. « Eh bien, on dirait qu’elle avait faim. Je sais pas ce que tu lui as fait mais elle t’adore. » Mon regard croise celui de ma voisine et je garde la petite toujours à moitié-endormie dans mes bras.

Je me sens à nouveau coupable de l’inviter ici et de l’ignorer totalement pour entreprendre tout un tas de tâches. Surtout que ce n’est pas pour parler de la pluie et du beau temps qu’elle est ici. « Désolé de t’avoir fait attendre comme ça, je voulais pas te laisser plantée là chez moi, seulement j’ai encore un peu de mal avec les invitations imprévues, depuis que la petite est là. » J’ai l’impression de mettre ça un peu sur le dos de la petite, mais je ne veux pas vraiment dire que c’est sa faute. Seulement, après tout, c’est compliqué de tout gérer. Surtout que je n’ai pas eu de préparations, je n’avais même aucune idée qu’elle existait. Je regarde Sarah, puis le salon plus loin. Je regarde à nouveau Sarah. « On pourrait aller dans le salon? Je pense que c’est mieux pour discuter. Après tout je pense que c’est pour ça que t’es ici, à moins que ce soit pour ma fille, bien sûr. » Je la regarde, amusé, puis je me lève pour aller au salon. Je m’assois sur un fauteuil, lui laissant le choix entre l’autre fauteuil et le canapé de cuir. Ce fameux canapé a vécu pas mal d’histoires, mais je ne vais pas trop le lui raconter. Après tout, elle a sûrement déjà fait la fête elle aussi. Probablement encore, d’ailleurs, aux bruits que j’arrive à entendre par moment. Je chasse l’idée désagréable de ma tête et regarde la jeune femme qui s’est assise. Le bébé est toujours calme, et je suis plutôt heureux qu’elle ne soit pas dans les bras de Sarah, pour une fois. Ça fait du bien à mon orgueil de montrer à la voisine que la petite ne me déteste pas. Et que je ne la maltraite pas, aussi. J’ai bien des défauts, mais faire du mal à un bébé, ce serait complètement inconcevable. « Donc voilà. On y est finalement après toutes les interruptions. Je te jure que tu as toute mon attention maintenant. Mais ça, j’imagine que tu le savais déjà. » Je ris un peu, me sentant ridicule. Même si je lui ai dit de nombreuses fois à quel point je l’appréciais, j’ai l’impression de n’avoir jamais rien dit.

Je soupire et pour une énième fois aujourd’hui je me confonds en excuses. « Je sais que ça fait cent fois que je le dis aujourd’hui, mais je suis désolé Sarah. Je veux juste me rattraper un peu. Je sais pas trop comment, mais je vais quand même bien finir par trouver un moyen, non? » Je sonne à nouveau incertain même si mon regard continue de percer le sien. Elle a un magnifique regard. En fait, je ne sais pas s’il y a quelque chose qui n’est pas magnifique chez elle. Et je ne fais pas allusion à la mésaventure de tout à l’heure, qui est déjà bien loin dans ma mémoire. Alejandra bouge un peu, puis reste à nouveau immobile, poussant un long soupir alors qu’elle dort. Elle détourne mon attention un instant de la demoiselle, mais pas pour très longtemps, puisque quelques secondes plus tard, je la regarde à nouveau. J’essaie de penser que ce qu’elle va me dire sera positif. Il faut que j’arrête d’être aussi anxieux. Faut penser positif.


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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Lun 14 Oct - 9:28

Désolé que ce soit si cours :/.

Faire manger la petite fille est un réel plaisir pour la demoiselle qui aime donner la béquée à l’enfant en faisant l’avion, en donnant «une cuillerée pour Papa» puis «une cuillerée pour Sarah», une autre pour le chien, le chat et ainsi de suite. Si bien que, assez rapidement, il ne reste rien de la tambouille préparée par Manuel. Et Alejandra commence à piquer du nez alors que Sarah la prend tout contre elle, la berçant un peu au passage pour l’aider à gagner les bras de Morphée pour un bon petit somme.

Alejandra rejoint les bras de son père en somnolant, quittant à regret les bras de sa chère amie qui regrette elle aussi de se séparer de l'enfant. Ces espèces de petites choses sont des armes redoutables entre les mains des pères célibataires dans la mesure où l'enfant attire l'attention des jolies dames. Parfois au point d'effacer totalement son papa de l'esprit de la jeune femme en question. Ce qui est un peu le cas dans la situation présente puisque Sarah n'a d'yeux que pour le bébé alors même que Manuel lui adresse pourtant la parole. Et c'est à Alejandra encore que Sarah ne cesse de faire des sourires en la regardant s'endormir, tendrement blottie contre le torse viril de son papa.

Je suis désolé, je suis désolé, je suis désolé, je suis désolé... Désolé, Désolé, Désolé. Le moins que l'on puisse dire c'est que le jeune père célibataire est un homme qui a tendance à être facilement... Désolé. Il semble à Sarah que l'homme ne cesse pas de répéter ces mots ces derniers temps. Ce n'est sûrement qu'une impression bien évidemment mais la demoiselle se lassé presque de ces mots tant elle les as entendus. S'il se déclare fatigué encore une fois, la jeune femme part direct en dépression. Ou pas : il ne faut quand-même pas exagérer. Mais l'idée est bien là.

Les deux jeunes gens rejoignent le salon et Sarah prend place sur le canapé de cuir, sans se douter des histoires vécut, écrites sur ce dernier. Et à vrai dire elle n’a aucune envie d’en apprendre davantage au sujet de ces fameux écrits : elle sait déjà très bien que son voisin n’est pas du genre très sage alors elle n’a ni le besoin ni l’envie de se mettre à imaginer ce qu’il peut faire : elle s’en doute déjà très bien sans qu’il ne lui en parle.

«- Oui enfin, pense tout de même à apporter un peu d’attention à la petite hein ? Je ne voudrai pas que tu la fasse tomber hein…» lance la demoiselle les yeux rivés sur la petite fille endormie, craignant que le papa ne relâche sa vigilance. «Te rattraper de quoi au juste ? Parce que je ne vois pas vraiment.» questionne la demoiselle en se retenant de lui demander aussi de quoi il peut bien être tant désolé. Et accessoirement si il ne connait pas un autre mot que celui-ci parce que cela commence à l’ennuyer quelque peu.
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MessageSujet: Re: pretty girls make graves (sarah&manuel)   Lun 14 Oct - 19:01






pretty girls make graves
the truth is.

Je suis toujours aussi nerveux, j’attends de voir sa réponse. Je tente toujours le positivisme, approche que je trouve présentement complètement débile. J’observe Sarah. Elle regarde la petite en me lançant de faire attention pour ne pas la faire tomber. Sans réfléchir plus, je lui lance un regard oblique; définitivement elle doute toujours de mes capacités parentales. L’anxiété a disparu, je suis à nouveau agacé. Je jongle entre un millier d’émotions et cette fois je ressens un mélange d’agacement et d’exaspération. « T’inquiètes pas, elle est en sécurité et ne risque certainement pas de tomber où elle est. » Je jette un coup d’œil à Alejandra qui ne semble effectivement courir aucun risque, lovée entre mes bras. Il faudrait un sacré coup de malchance pour que la petite tombe, et ce serait surtout plutôt ironique de blesser ma fille accidentellement alors que mon emploi consiste à sauver des gens.  Mais ça, c’est une autre histoire. Mon regard vague entre Sarah et le canapé de cuir, et des idées complètement surréalistes me viennent en tête. Je baisse la tête et berce lentement le bébé, comme si de cette façon les images légèrement salaces disparaitraient plus rapidement de mon esprit. Au pire, j’y réfléchirai plus tard. Si elle n’est pas partie bien sûr. Je retiens un léger sourire à cette pensée. La pensée positive qui revient au galop.

Je pense encore à la possibilité qu’elle puisse rester encore longtemps, très longtemps même, lorsque la belle blonde vient interrompre mes pensées. À la fameuse question qui me rendait si nerveux – qui en fait n’était pas vraiment une question mais surtout un discours – elle me questionne à son tour, et sa question m’étonne un peu. Me rattraper de quoi? De tout évidemment. C’est elle qui tentait de recommencer tout à zéro alors que j’avais dit que c’était impossible tout à l’heure. Je souris poliment, j’ai l’impression de lui faire une proposition d’affaires, et ce n’est pas vraiment mon truc. « Eh bien, je me suis dit que, puisque repartir à zéro semble impossible et totalement ridicule. » Je marque une pause et passe ma langue sur ma lèvre inférieure pour l’humecter. Je regrette amèrement de ne pas avoir amené mon verre d’eau qui est resté dans la cuisine. Je continue après ma pause de quelques secondes. « Je pourrais au moins améliorer ma conduite. Montrer que je suis capable d’être autre chose que le voisin insupportable. C’est ce que je veux dire par me rattraper, Sarah. » Ma voix est très calme et pour une rare fois je ne me sens ni sur les nerfs et surtout, je ne me suis pas excusé. Je suis conscient que ce réflexe débile doit lui taper sur les nerfs, moi-même je ne supporte pas les gens qui passent leur temps à s’excuser, habituellement. La belle australienne me pousse à faire des choses parfaitement débiles, ce n’est pas du tout la première fois.

Inconsciemment, je berce toujours la petite qui ne semble pourtant pas s’en plaindre. Elle ne réagit toujours pas, en fait. Je la regarde un instant. Je ne sais pas comment Sarah a réagi la dernière fois lorsque je lui ai expliqué la « provenance » du bébé. Si elle l’a pris mal lorsque je lui ai avoué que je ne me rappelais pas du tout de sa mère. J’ai bien tenté de me souvenir en vérifiant l’acte de naissance en faisant des petites recherches stupides, mais ça n’a mené à rien. Je ne comprends d’ailleurs pas comment elle a pu se rappeler de moi. Peut-être que pour une femme enceinte, c’est plus facile de se rappeler de qui l’a mis en cloque? J’en ai aucune idée. Je sais même pas pourquoi je pense à ça. Je regarde Sarah, ses cheveux blonds, son visage, et je m’efforce de ne pas regarder plus bas. Après tout, je ne serais plus du tout convainquant en tant que gentil voisin et je retournerais à la case départ du voisin qu’elle semble tant détester, si elle le remarquait. Je marche toujours sur la corde raide, faisant attention à tout ce que je fais. Cette fille semble ne jamais commettre d’erreurs pour sa part. Elle fait des trucs cons parfois – comme à la piscine par exemple – mais sinon, c’est la perfection totale. J’imagine que dans la vie, avec un caractère comme ça, elle doit être employée dans une multinationale ultra-sérieuse, ça expliquerait son caractère. Je ne sais même pas ce qu’elle fait dans la vie. On voit vraiment où j’ai mis mes priorités ces derniers mois. « C’est un peu ridicule de le faire maintenant, mais je pense que je ne t’ai jamais demandé ce que tu fais dans la vie. » Il faut dire que je n’ai pas pris le temps de m’y intéresser, j’étais trop occupé à lui courir après pour un rendez-vous. Après tout, c’est pour apprendre à se connaître un rendez-vous, non? J’aurais quand même pu faire un effort pour savoir quelques trucs de base sur sa personne. Peut-être que je l’aurais déjà moins exaspéré.
Tant de suppositions.

Alejandra bouge, encore une fausse alerte. Je me dis qu’il faudrait peut-être aller la coucher, tant qu’à la garder ici. Mais en même temps, je préfère qu’elle soit là. C’est un peu comme une arme défensive lorsqu’elle est là. Sarah n’oserait pas me crier dessus si j’ai un bébé endormi dans les bras. C’est une horrible excuse de garder la petite sur moi pour une telle raison. Je réalise d’ailleurs que le bébé me sert souvent d’excuse ces jours-ci, que je le veuille ou non. Mon doigt frôle sa main minuscule et j’observe la belle blonde assise devant moi. Au moins, nous ne sommes pas face à face, sinon j’aurais l’impression d’être à un interrogatoire. « Je réalise en fait que je ne sais pas grand-chose de toi, sauf que tu viens d’Australie, que tu es ma voisine d’à côté, que tu fumes la cigarette et que tu n’aimes visiblement pas l’alcool. » Je souris, même si ce n’est pas vraiment drôle quand on y réfléchit. Depuis le temps qu’elle vit ici, je ne sais absolument rien sur elle. Elle ne me croit pas, parfait, mais ça n’empêche pas que je ne veux pas seulement coucher avec elle comme elle le pense. Même que s’il faut que je fasse vœu d’abstinence pour être avec elle, je crois que je dirais oui sans hésiter. Enfin, peut-être pas jusqu’à là, mais après avoir laissé tomber totalement les coups d’un soir – ce qui est un peu comme le vœu de chasteté – je pense bien être capable de faire quelques concessions. Mais là encore, on est bien loin de réfléchir à ce genre de détails. Je laisse échapper un soupir discret, regardant toujours la jeune femme, chassant mes pensées pour m’intéresser totalement à elle.


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pretty girls make graves (sarah&manuel)

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